Ire oh , ah !

De l’ire, oh j’ai là !Tatouez moi la peau, quand louve frustrée je me traine à vos pieds! Rose sauvage, la soie du kimono se déchire sous les épines. Dos vouté, la Geisha s’étiole. Elle vous a dans la peau et de ne s’arque bouter, de ne point frissonner, elle perd pied. Encordez son corps ! Sous la contrainte et la morsure du lien qui l’enserre , c’est l’attachement à vous qui se dessine . Les marques dermographiques sont les cicatrices éphémères d’un moment fort d’abandon qu’on ne s’autorise pas dans la vie. Je me laisse tomber entre vos cordes tissant la liberté de m’échapper, acceptant de me laisser aller par vous, dans cette suspension hors du temps et de l’espace . Tu respectes mes limites, tu noues mon souffle , pares mon corps d’émotions et d’amour dans une communication non verbale dont les vibrations en exultent les soupirs, les désirs, le plaisir.

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Iroha -La Quarta Corda

 Magnifique fusion de 2 arts traditionnels japonais . Shibari, kinbaku avec les cordes d’Andrea de  » La Quarta Corda »et l’encre de calligraphie de Sho 良友 illustrant le poème Iroha . Ancient poème japonais datant de l’ère Heian , à propos du  » Mujo » l’impermanence de toute chose , concept fondamental dans le Buddhisme

Iroha

 Traduction du poème tracé sur le corps du modèle : Même les fleurs colorées et parfumées sont vouées à se disperser . Qui dans notre monde est inchangeable?

Aujourd’hui j’ai croisé les profondes montagnes de l’existence évanescente. Je n’aurai pas de rêves superficiels ni n’en serai troublé.

Rouge éternité

Rêver de toi quand glissée sous la couette rouge baiser, rouge passion, rouge désir et se laisser emporter dans un onirique voyage sensuel . Elle te raconterait, cette couette au reveil :

 elle te dirait ces boutons  framboise qui se tendent et s’érigent ; petits tétons tentants. Elle te dirait cette perle nacrée capuchonné  dans son écrin encore fermé mais qui pulse. Elle te dévoilerait  les senteurs et effluves  de cyprine contenue  qui ne demande qu’à tapisser les recoins prêts à s’offrir pour être froissés, explorés , trifouillés, englobés et gobés, gorgés de désir inassouvi, d’envie, de plaisir à naitre et à mourir dans les soupirs. Elle te crierait la joie et le bien-être, l’épanouissement de l’âme par la jouissance en accord, en harmonie . C’est ça: un flot de sensations , lumière, chaleur  énergie qui circule , boule de feu , irradiation de partout et la boule du sexe, bas ventre cerveau , creux des reins de l’esprit , ça galope, ça s’échappe, passe une digue et je  ne l’arrête plus. L’  éclair qui jaillit le  bourdonnement abeilles des  oreilles et……

Tremblante de partout et dans la paix de la plage immaculée de l’esprit apres l’explosion de mots, d’images mentales, je m’enroule autour du Toi, me serre contre toi ,me love  pour que le cœur se calme, que le souffle s’apaise et que l’âme exulte. Nous nous donnons cette respiration de l’esprit ,  ce souffle Energie qui enfle et emporte tout , cette  déferlante des sens et jouir de nos corps, nos esprits en symbiose absolue , entente parfaite , union fatale.

Plaisir de ce plaisir , force mentale ,énergie vitale qui circule , c’est être vivant , être vibrant et…

 Rouge en est la couleur.

De ce rêve, de ce voyage imaginaire , de l’éphémère  j’en  capte l’essence et te transporte vers un ciel où nous toucherons du doigt l’éternité.

La nuit où j’ai été Phallus

Apollonia Sainclair

A toi, mon homme lesbien , mon ami de sexe et d’affect, à toi qui me fait connaitre la joie et les doutes, l’aigre-doux d’une relation non exclusive, ouverte , ni couple non cohabitant, ni partenaires, à toi qui me fait vaciller entre amour , amitié. A toi et nos jeux érotiques, nos actions-vérités , je vais te conter un de mes rêves : étrange et pénétrant, j’étais un phallus.

Comme ayant quitté ma propre enveloppe charnelle , me voilà glissée dans ton corps. Là nichée juste à ton entrejambe , je prends forme . Je suis sexe et tu deviens moi féminine . Dans cet onirique métamorphose , moi , le service trois pièces réagit à la nudité de ton sommeil . Je te frôle et te désire . Je m’éveille et me hisse, Je goutte, je perle .

Quand je m’insinue dans la fente de ton fruit juteux, douceur d’y glisser et d’y faire ma place. Ton fourreau , trousse, gousse humide, élastique, qui se serre, se contracte, se dilate, qui m’absorbe, me gobe , m’entoure, me comprime, me tète. Je grossis, me distends, m’allonge, me gonfle encore. Je visite, je farfouille, j’explore, je triture.

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Festin de chatte

 Ils s’étaient attendus , désirés depuis tant de temps . Ils s’étaient espérés chauds comme la braise sans limite, sans tabou, Ils se « voulaient » l’un à l’autre, l’un dans l’autre , l’un pour l’autre dans la plus pure lubricité charnelle au-delà de tous leurs fantasmes. Elle chatte mutine, lui grand carnassier allaient enfin se retrouver.

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Comptine du loup contre la fuite du Temps

Tu me dis :  » Je vais disparaitre.  » Cette menace retentit comme un coup de gong, un uppercut en plein visage, comme une avalanche mortelle , un tsunami emportant tout sur son passage.

Je me noie alors dans un verre d’où les souvenirs émergent. Tel un iceberg sous l’effet du réchauffement climatique, je fonds en pluie des yeux, en brumes éthyliques, assaillie par les images mentales imprégnées de toi, récurrentes, obsédantes. Mon corps, lui aussi , se rappelle chaque caresse, chaque étreinte, chaque désir exprimé, dessiné, gravé maintenant dans la pierre du cœur et de l’âme. Rappelle-toi aussi de cette dernière rencontre chair à chair, volupté à désir, jouissance à plaisir, réalité à fantasme et plus encore !

Je me perds à t’aimer au-delà de l’art du sensuel éprouvé, du sexuel irraisonné, d’une initiation renouvelée de sexe tendre, de tendresse crue. Tu  aimes tes  » femmes », tes  » chéries », tes douces , tes ….et me gagnes à les aimer aussi et à me perdre. Accroche- toi à moi, je te serre fort et je t’enlace de mes cuisses quand tu te sens attaché ailleurs. Je ronge de mes crocs le nœud gordien qui t’enchaîne à tes incertitudes, tes maladresses, tes doutes, à ce « vouloir faire le bien à tout prix ». En dénouant l’inextricable, je glisse et perds le fil. La lame du rasoir sectionne net une virtualité éthérée et ta douce réalité naît d’une parole malheureuse, d’une magie tronquée, trompeuse censurée , sans sûreté. Autant d’estafilades que nos désirs frustrés, que nos plaisirs retenus, que nos rendez-vous ratés et pourtant …..

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Tenue de fête

C’était son anniversaire et elle se doutait que son Maitre lui réservait une surprise dont lui seul avait le secret. Son chauffeur était venue la  » cueillir » au pied de son domicile et la conduisait en silence chez son hôte. Comme à l’accoutumée , un message déposé dans l’entrée l’attendait . « Monte te préparer. Tout t’attend dans la chambre et rejoins moi au grand salon! ». Elle se plia à ce cérémonial en découvrant sur le grand lit blanc la tenue de la soirée. Bas couture de soie d’une finesse extrême, porte-jarretelles d’une taille minimaliste , un long collier et une robe incroyable d’une texture qu’elle ne connaissait pas . Tout un programme dans cette transparence moirée, ce toucher .Comment allait -elle arriver à se glisser dans cette seconde peau  et que lui réservait son Maitre?

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