Rouge éternité

Rêver de toi quand glissée sous la couette rouge baiser, rouge passion, rouge désir et se laisser emporter dans un onirique voyage sensuel . Elle te raconterait, cette couette au reveil :

 elle te dirait ces boutons  framboise qui se tendent et s’érigent ; petits tétons tentants. Elle te dirait cette perle nacrée capuchonné  dans son écrin encore fermé mais qui pulse. Elle te dévoilerait  les senteurs et effluves  de cyprine contenue  qui ne demande qu’à tapisser les recoins prêts à s’offrir pour être froissés, explorés , trifouillés, englobés et gobés, gorgés de désir inassouvi, d’envie, de plaisir à naitre et à mourir dans les soupirs. Elle te crierait la joie et le bien-être, l’épanouissement de l’âme par la jouissance en accord, en harmonie . C’est ça: un flot de sensations , lumière, chaleur  énergie qui circule , boule de feu , irradiation de partout et la boule du sexe, bas ventre cerveau , creux des reins de l’esprit , ça galope, ça s’échappe, passe une digue et je  ne l’arrête plus. L’  éclair qui jaillit le  bourdonnement abeilles des  oreilles et……

Tremblante de partout et dans la paix de la plage immaculée de l’esprit apres l’explosion de mots, d’images mentales, je m’enroule autour du Toi, me serre contre toi ,me love  pour que le cœur se calme, que le souffle s’apaise et que l’âme exulte. Nous nous donnons cette respiration de l’esprit ,  ce souffle Energie qui enfle et emporte tout , cette  déferlante des sens et jouir de nos corps, nos esprits en symbiose absolue , entente parfaite , union fatale.

Plaisir de ce plaisir , force mentale ,énergie vitale qui circule , c’est être vivant , être vibrant et…

 Rouge en est la couleur.

De ce rêve, de ce voyage imaginaire , de l’éphémère  j’en  capte l’essence et te transporte vers un ciel où nous toucherons du doigt l’éternité.

La nuit où j’ai été Phallus

Apollonia Sainclair

A toi, mon homme lesbien , mon ami de sexe et d’affect, à toi qui me fait connaitre la joie et les doutes, l’aigre-doux d’une relation non exclusive, ouverte , ni couple non cohabitant, ni partenaires, à toi qui me fait vaciller entre amour , amitié. A toi et nos jeux érotiques, nos actions-vérités , je vais te conter un de mes rêves : étrange et pénétrant, j’étais un phallus.

Comme ayant quitté ma propre enveloppe charnelle , me voilà glissée dans ton corps. Là nichée juste à ton entrejambe , je prends forme . Je suis sexe et tu deviens moi féminine . Dans cet onirique métamorphose , moi , le service trois pièces réagit à la nudité de ton sommeil . Je te frôle et te désire . Je m’éveille et me hisse, Je goutte, je perle .

Quand je m’insinue dans la fente de ton fruit juteux, douceur d’y glisser et d’y faire ma place. Ton fourreau , trousse, gousse humide, élastique, qui se serre, se contracte, se dilate, qui m’absorbe, me gobe , m’entoure, me comprime, me tète. Je grossis, me distends, m’allonge, me gonfle encore. Je visite, je farfouille, j’explore, je triture.

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Lettre à ma catastrophe naturelle

Rayn May 13, 2011

Ma tendre lubrique , ma soumise, ma reine , mon amante, mon aimante , ma douce;

Je te sais isolée dans ta bulle , dans ta citadelle interdite, emmurée volontaire dans ton silence , par mon absence , mes négligences , mes impatiences. Tu te gommes et t’effaces du tableau ; tu quittes la scène et l’acte d’une pièce théâtrale, tu ne trouves plus les rimes de « nous » ou du « je » ; tu as égaré  la règle de nos jeux amoureux . Je connais ces mises à distance et pire . J’en connais les enjeux . Comment puis -je accepter ce qui n’est pas un sacrifice à tes yeux alors que tu me prives de toi , de ta sensualité, de tes initiatives érotiques, osées , de l’expression de tes envies qui nourrissent les miennes? Comment puis-je oublier ton incandescente indécence dans nos échanges , nos joutes verbales où nos langues s’enroulent , nos corps s’aperçoivent et se dégustent  en soupirs et en râles Animals ?   Crois -tu que je puisse te délaisser , t’oublier et accepter cette défaite sans broncher ? Crois-tu qu’il me suffira de plaquer contre un mur celle qui … d’essayer au travers du romantisme, de la tendresse d’un enlacement ou de chercher à répondre à ses désirs pour assouvir tous les miens ? Puis-je me passer de ton sexe chantant, de tes rythmes, de tes souffles brûlants et incitateurs à transgresser, à dépasser les interdits? Arriverai-je à ne plus entendre la musique sexuelle, les soupirs et gémissements et ta voix qui vacille quand embarquée dans la montée du plaisir tu jouis et décuple mon plaisir ?

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Morphée, héros , tique

Te couvrir de baisers en draps de nuit, te caresser de mes lèvres et dévorer goulûment les papillons de ton ventre alors que tu t’endors, peau à peau contre moi.

Que Morphée nous guide vers les recoins oniriques de nos sensuelles , insensées , indécentes voluptés. Et sous les paupières closes , les images s’agitent, se frôlent et s’enlacent. Inextricable lien, fil d’ Ariane déroulé jusqu’au bout de la nuit rompant les chaines des conventions, des préjugés. Au creux du rêve , tu m’apparais et je vois poindre ta virilité.

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Etreinte nocturne

Etreinte – Ergon Schiele

Te couvrir de baisers en draps de nuit, te caresser de mes lèvres et dévorer goulûment les papillons de ton ventre alors que tu t’endors, peau à peau contre moi. 

Que Morphée nous guide vers les recoins oniriques de nos sensuelles , insensées , indécentes voluptés. Et sous les paupières closes , les images s’agitent, se frôlent et s’enlacent. Inextricable lien, fil d’ Ariane déroulé jusqu’au bout de la nuit rompant les chaines des conventions, des préjugés. Au creux du rêve , tu m’apparais et je vois poindre ta virilité.

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