Lettre à celui à qui je dis peu souvent : »Je t’aime »

Combien de fois t’ai-je murmuré, chuchoté ou crié  » Je t’aime »?

 Il y a celui qu’on ose prononcer apres avoir  joué avec les  » je t’aime bien », les  » je ne t’aime pas heing » ponctués d’éclat de rire où la joie de l’instant partagé, de l’émotion en illuminent les regards .

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La compersion , Kesako ???

Empathie, compassion , bienveillance, compersion  quel en est la place dans le monde occidental actuel? Ont -elles leur place dans une société de profit , cette civilisation de l’individualisme, du chacun pour soi ? En quoi cela peut se ressentir dans chacune de nos relations à autrui ? En quoi cela remet en cause les défenseurs de l’épanouissement, du développement personnel en contradiction avec un partage ,serait-ce une  utopie de vie ?  En quoi  le « je t’aime » ne devient-il pas un « je m’aime » par l’interaction positive avec autrui comme  un onanisme intellectuel si loin de fondements de l’humanisme ou un « je nous aime et j’aime que tu aimes « ? La Lo(u)ve se questionne sur vos faits de société , sur ces modèles de relation interpersonnelles variées qui bouleversent les schémas, les patterns. Compersion , mot dans votre vocabulaire, pas encore ?

 A-t-on besoin de redonner les définitions des mots passés tant à la mode, mis à toutes les sauces comme empathie, compassion ?

L’empathie est la reconnaissance et la compréhension des sentiments et des émotions d’un autre individu ainsi que, dans un sens plus général, de ses états non-émotionnels, comme ses croyances. « Je ne suis pas à ta place, je t’entends, je te ressens dans ce que tu vis et exprimes ». La compassion est d’apres Le Larousse « un sentiment de pitié qui nous rend sensible aux malheurs d’autrui ». La compersion vous connaissez? Ne cherchez pas la racine dans compères quoique ! Com avec en latin .On aurait pu écrire paire ou parse . Être compère, comparse , être dans cette complicité et donner à l’autre cette joie d’être heureux pour tout ce qui lui arrive de positif, de petit bonheur de vie , s’en réjouir et s’en nourrir .

Voilà les définitions proposées pour ce terme. Merci wiki!

  1. Sentiment ressenti lorsqu’une autre personne manifeste de la joie ou ressent du plaisir.
  • La compersion signifie prendre plaisir au plaisir de votre partenaire, quelle qu’en soit la source. — (Mark A. Michaels, Patricia Johnson, Partenaires dans la Passion, François Doucet, 2015)
  1. Bonheur ressenti lorsqu’un être aimé aime quelqu’un d’autre, par opposition à la jalousie.

Dans un podcast de louiemedia.com/emotion du 1er Avril 2019, Cyrielle Bedu et ses invités abordent cette question / Peut-on apprendre à être heureux du bonheur de l’autre? : La Compersion

Le terme de compersion serait né dans les années 70, au sein d’une communauté utopique de Californie Kerista, lors d’une séance de spiritisme. Tom Reichert, un ancien membre décrit un épisode d’une de ces séances et l’utilisation d’une planche alphabétique où aurait été épelé ce mot pour définir cette émotion libre, légère et révolutionnaire de bonheur de partage et de partage de bonheur entre les adeptes. Repris et diffusé dans le milieu des « polyamour » et « amours plurielles ».

En polyamour , c’est focaliser sur le bonheur de l’autre . C’est être comme Catherine dans le fameux film  » Jules et Jim » : Avoir plusieurs relations intimes en parallèle de façon assumée , transparente, consentante avec ses partenaires . Ce n’est pas de la tromperie car toutes les parties impliquées sont au courant et sont d’accord. Isabelle Broué ,réalisatrice du film Lutine y est interviewée : Dans le cadre du polyamour, la compersion c’est se réjouir du bonheur qu’éprouve quelqu’un qu’on aime dans une relation amoureuse avec quelqu’un d’autre, même si ce ne sont pas dans nos bras à nous. A l’opposé total de l’image du couple monogame normatif de notre société actuelle, les couples « ouverts » , non exclusifs , non fusionnels construisent des relations solides dans l’émergence de cet état émotionnel. Christophe Gautier, sociologue spécialiste du couple à l’université Paris Descartes précise: le fait de vivre chacun ses passions, faire ses propres activités, continuer les sorties avec des ami.e.s séparément et se réjouir de chaque moment positif que l’autre vit est déjà de la compersion.

Un quatuor polyamoureux est interviewé à tour de rôle. Gabrielle, Laurent, Fanny et Solal  témoignent de leurs rencontres  et de cette expérience soulevant cette complexité des sentiments, des contradictions, des joies et des peurs. Pour résumer Laurent et Fanny s’aiment , Gabrielle est admirative de ce couple. Fanny part avec Solal tout en continuant à être partenaire de Laurent  qui se rapproche de Gabrielle. Chacun tient au courant l’autre de l’émergence et évolution de leurs sentiments, de leurs relations intimes sans se mentir ou dissimuler. Marie-Isabelle Thouin Savard, chercheuse en psychologie de l’université du California Institute of Integral Studies, François Simpère, journaliste et autrice du Guide des amours plurielles, Katherine Aumer, une chercheuse en psychologie sociale de l’université de Hawaii interviennent au cours de ces entretiens pour éclairer de leur lumière ce concept particulier. Ils mettent tous en exergue le bémol à l’antonyme que serait Le mot Jalousie. A l’inverse de la joie, la jalousie se traduisant par une émotion de colère, tristesse ou peur coexiste tres souvent avec la compersion . « je suis heureuse de la.le savoir passer un moment agréable avec une autre personne que moi mais je suis piqué.e au vif d’en voir une photographie, de savoir que c’est dans le même lieu que là où nous avons vécu un moment ». C’est la situation qui crée cette émotion négative et non pas le fait en soi. Derrière cet élément toxique, la jalousie se cache la peur de l’abandon. Va-t-il .elle revenir? Vais-je passer au second plan? C’est par la prise de conscience de cette émotion négative et la déconstruction progressive de cette émotion. Ce n’est pas un sentiment car un ressenti sur le moment, dans l’instant vis-à-vis d’une situation ( un mot qui a été dit ou a fait ) déclenchant émotion de colère car on ne se sent pas respecté.e, de tristesse ( il.elle est plus heureuse avec quelqu’un d’autre et sensation d’être mis à l’écart) et/ou peur de l’abandon ( il va préférer l’autre et me quitter ou moins venir me voir, il va s’ennuyer avec moi; je ne suis pas à la hauteur de ses attentes .

Françoise Simpère explique qu’il ne faut pas faire comme si la jalousie n’existait pas .Il faut l’exprimer pour mieux l’apprivoiser. Votre partenaire vous rassure , ce qui permet de diminuer le seuil de ce sentiment d’insécurité. Isabelle Broé indique qu’il est bon de travailler sur des images positives au lieu de ruminer. L’émotion de jalousie est propre à la personne  qui vit en cet instant un état désagréable, douloureux . »Ok , là, je ne suis pas cool mais mon.ma partenaire est en train de vivre quelque chose de super  et cela me fait du bien d’imaginer le plaisir , le bien être qu’il.elle peut avoir ». Se rappeler qu’on a déjà connu de telles situations où nous n’étions pas bien mais qu’il .elle  est revenu.e et qu’il y a eu tant de partage. C’est aussi un travail sur la confiance en soi et la confiance en l’autre . » Puisque la personne revient vers moi et m’aime toujours, c’est que j’ai de la valeur  » dit Françoise Simpère. Marie Isabelle complète :  » au fûr et à mesure où les personnes surmontent leur jalousie, leurs insécurités dans leurs relations no monogames , ils ressentent plus de liberté intérieure , ne sont plus esclave de leurs peurs.

 Une autre condition est la bonne communication entre les différentes personnes impliquées dans les relations . Chacun doit se sentir inclus dans les expériences de leur partenaire. Si des éléments sont cachés à propos de leur relation extérieure , des non-dits, des mensonges par omission ou manque de communication, les gens sentent de la jalousie , certainement pas de compersion. Inclus et pris en considération , c’est établir une relation de confiance mutuelle. La transparence , sans qu’elle ne doivent tout dire est l’établissement de bases claires sur lesquelles  se construisent chaque relation que les partenaires vont pouvoir tisser. Instaurer un sentiment de sécurité réciproque entre toutes les parties. Katherine Aumert précise que cette émotion est utile et individuellement et dans la relation la rendant plus satisfaisante qu’elle soit monogame ou poly. « Quand vous êtes heureux que votre partenaire le soit, ça crée plus d’harmonie . Si une personne vous aime et tient à vous et que vous teniez au bien être de alors ressentir de la joie quand l’autre est heureux ne peut rendre votre relation que plus forte. »

Etre sensible au bonheur de l’autre et s’en réjouir , ce concept fait focaliser les pensées sur le positif . c’est se mettre dans une position qui remarque le bonheur dans son environnement, dans le monde, devenir réceptif à la joie de l’autre et en prendre plaisir . C’est sortir de sa coquille , apprendre à déjouer le piège des émotions négatives polluantes telle la jalousie, ce monstre aux yeux verts comme en parle Shakespeare dans Othello en déconstruisant les mécanismes de rumination, sentiment d’insécurité, la dévalorisation de soi et reprendre confiance en soi . Dans ces relations aux autres, la confiance, le respect, la communication sont autant d’éléments ne concernant pas l’individu uniquement mais applicable à tout membre d’un groupe, une communauté dans un modèle de société démocratique au sens le plus noble du terme. 

Quand l’introspection ouvre les portes vers l’extérieur, vers l’harmonie des relations interpersonnelles multiples, diverses, variées et apportent la richesse de la liberté intérieure.  Serait – ce être plus humain se demande la lo(u)ve ? J apprends tellement de vous , petits humains . Elle sera içi et maintenant loin de la  folie dans une  Alchimie au-delà d’un jour mort. Humanisme, Utopie, vous êtes vivants , petits bonhommes et bonnes femmes de cette planète même si votre temps n’est que minutes ou secondes à l’échelle de la TERRE ; on vous aime de toute notre animalité. Pour nous préserver, vous et nous, apprenez nous encore , creusez, partagez tout en restant sceptique !

Festin de chatte

 Ils s’étaient attendus , désirés depuis tant de temps . Ils s’étaient espérés chauds comme la braise sans limite, sans tabou, Ils se « voulaient » l’un à l’autre, l’un dans l’autre , l’un pour l’autre dans la plus pure lubricité charnelle au-delà de tous leurs fantasmes. Elle chatte mutine, lui grand carnassier allaient enfin se retrouver.

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Comptine du loup contre la fuite du Temps

Tu me dis :  » Je vais disparaitre.  » Cette menace retentit comme un coup de gong, un uppercut en plein visage, comme une avalanche mortelle , un tsunami emportant tout sur son passage.

Je me noie alors dans un verre d’où les souvenirs émergent. Tel un iceberg sous l’effet du réchauffement climatique, je fonds en pluie des yeux, en brumes éthyliques, assaillie par les images mentales imprégnées de toi, récurrentes, obsédantes. Mon corps, lui aussi , se rappelle chaque caresse, chaque étreinte, chaque désir exprimé, dessiné, gravé maintenant dans la pierre du cœur et de l’âme. Rappelle-toi aussi de cette dernière rencontre chair à chair, volupté à désir, jouissance à plaisir, réalité à fantasme et plus encore !

Je me perds à t’aimer au-delà de l’art du sensuel éprouvé, du sexuel irraisonné, d’une initiation renouvelée de sexe tendre, de tendresse crue. Tu  aimes tes  » femmes », tes  » chéries », tes douces , tes ….et me gagnes à les aimer aussi et à me perdre. Accroche- toi à moi, je te serre fort et je t’enlace de mes cuisses quand tu te sens attaché ailleurs. Je ronge de mes crocs le nœud gordien qui t’enchaîne à tes incertitudes, tes maladresses, tes doutes, à ce « vouloir faire le bien à tout prix ». En dénouant l’inextricable, je glisse et perds le fil. La lame du rasoir sectionne net une virtualité éthérée et ta douce réalité naît d’une parole malheureuse, d’une magie tronquée, trompeuse censurée , sans sûreté. Autant d’estafilades que nos désirs frustrés, que nos plaisirs retenus, que nos rendez-vous ratés et pourtant …..

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Lettre à ma catastrophe naturelle

Rayn May 13, 2011

Ma tendre lubrique , ma soumise, ma reine , mon amante, mon aimante , ma douce;

Je te sais isolée dans ta bulle , dans ta citadelle interdite, emmurée volontaire dans ton silence , par mon absence , mes négligences , mes impatiences. Tu te gommes et t’effaces du tableau ; tu quittes la scène et l’acte d’une pièce théâtrale, tu ne trouves plus les rimes de « nous » ou du « je » ; tu as égaré  la règle de nos jeux amoureux . Je connais ces mises à distance et pire . J’en connais les enjeux . Comment puis -je accepter ce qui n’est pas un sacrifice à tes yeux alors que tu me prives de toi , de ta sensualité, de tes initiatives érotiques, osées , de l’expression de tes envies qui nourrissent les miennes? Comment puis-je oublier ton incandescente indécence dans nos échanges , nos joutes verbales où nos langues s’enroulent , nos corps s’aperçoivent et se dégustent  en soupirs et en râles Animals ?   Crois -tu que je puisse te délaisser , t’oublier et accepter cette défaite sans broncher ? Crois-tu qu’il me suffira de plaquer contre un mur celle qui … d’essayer au travers du romantisme, de la tendresse d’un enlacement ou de chercher à répondre à ses désirs pour assouvir tous les miens ? Puis-je me passer de ton sexe chantant, de tes rythmes, de tes souffles brûlants et incitateurs à transgresser, à dépasser les interdits? Arriverai-je à ne plus entendre la musique sexuelle, les soupirs et gémissements et ta voix qui vacille quand embarquée dans la montée du plaisir tu jouis et décuple mon plaisir ?

 Tu es obscure sorcière. Envouté je suis et j’en oublie quand tu ne vas pas bien de te prendre juste dans mes bras, te câliner, te dire des mots tendres tellement je bande . J’en perds tout savoir-vivre, toute politesse ; j’en deviens obscène dans mes demandes muettes ou empressées , oppressantes même parfois . J’aime ta bouche, tes lèvres , ta langue quand elles se posent sur les miennes , quand elles s’emparent de ma queue , particulièrement de mon gland que tu lèches, lapes , happes et aspires avec délice . J’en oublie qu’elles sont faites pour parler et souvent je te coupe la parole pour t’étouffer  de moi , m’engouffrer en toi . J’aime tes hanches , ta taille si fine , j’aime ta chatte , ce petit abricot aux lèvres scellées et quand le fruit  gorgé s’offre ,  ce clitoris, fier petit phallus dressé qui une fois levé le capuchon, dévoile une perle  magique qui ne demande qu’à être pris en bouche et  être sanctifié . Combien j’aime , de ma langue ou de la hampe de ma queue  glisser entre tes 4 lèvres, être mouillé, lubrifié, poli, poncé, entouré, circlusé.

Tu vois, ma tentatrice, ma maitresse, mon initiatrice, ma muse , j’en oublie tout le reste . Tu m’en veux, colérique de négliger ton cerveau que tu réclames à corps à cris d’être nourri. Je t’entends répéter mes propres mots: le trop est l’ennemi du bien ! Du trop , du pas assez et du pas du tout pour toi . Trop te parler d’une réalité de ma vie dont tu te sens exclue ou pas au bon moment ; pas assez de compréhension ou de décryptage efficace  qui paraissait du coup en rupture de synchronicité, de partage. Tu as ressenti ces temps-ci nos conversations comme des monologues que je dictais et ponctuais de  » laisse-moi parler » . Je te coupais ainsi dans tes élans de spontanéité, d’impulsivité quand tu exprimais quelque chose, et que je percevais des questions-réponses ,des sous-entendus, des interprétations, des suppositions.  Je te clouais le bec par des :  tu n’as rien à dire, tu ne peux pas savoir, tu ne peux pas comprendre  car tu ne la connais pas . Et tu percevais un « ferme ta gueule ! » « tais toi » et un » va te faire foutre « . Tu me mets hors de moi par ces pugilats enfantins et stériles. D’où viennent ces ondes négatives , ces colères intérieures, ces tempêtes dévastatrices toi que je connais  pétillante, si vive d’esprit , taquine, narquoise, patiente, entourante, aimante . Douleurs , frustration , tristesse, sentiment de solitude , je te devine torturée par le manque , par l’absence, par le vide de tes bras, de ton grand lit froid. Ce désir qui nous assaille quand nous nous retrouvons nous ronge et nous dévore des que nous nous éloignons .

Toi et tes contradictions permanentes, obsédantes . Tu ébauches un pas de danse , esquive  romantique et me pousse en même temps dans le cœur d’une autre . Tu te réjouis de me savoir  heureux auprès d’elle . C’est ainsi que tu cherches à me dire tout l’amour que tu as, que tu es  et t’oublie ou t’efface . Qu’est-ce donc que ce pas en avant et deux en arrière , volte-face, demi-tour? Laisse toi aimer, nom d’une pipe et crie le , au grand jour ! Ne m’oblige pas à te transformer en celle  que je dois cacher, négliger , oublier même ! Tu ne supporterais pas cette régression de devoir devenir ma maitresse  baignée de tromperie, duperie, mensonges par omission . Je te sens, je te connais . Tu entrouvres les portes pour que règne toujours la sérénité  au travers de la paix, la sincérité, l’honnêteté, la transparence, la complicité. Qu’il est grand cet amour né de la confiance, baigné de gratitude. Il est fort  et porteur d’Energie.

  Et la nuit  ou le jour ou le petit matin quand les premières lueurs pointent le bout du nez , tes mots me reviennent et m’imprègnent. Et la nuit.. Tu es belle et me dis :  » C’est toi qui me rend belle, éclairée par la pleine lune et ton irradiation permanente. Il y a toujours une raie , un rayon transperçant et caressant en toi. Je comprends d’où vient ton magnétisme et pourquoi je suis irrémédiablement attirée vers l’aiguille de ta boussole  :  inverser nos polarités, s’attirer, se repousser , s’accoler , se décoller,  pour mieux s’emboiter.  » Tes poèmes comme tes caresses font rimer des instants volés à l’éternité et tu baignes nos étreintes de soupirs, de murmures où l’indécence se pare de mots d’amour , quand tu halètes et qu’un vocabulaire plus cru se manifeste empreint d’une grande tendresse dans des ébats les plus torrides. Tu ferais rougir le marquis de Sade, Sacher Masoch quand ton corps se fait féline puis fauve affamé . Tu es mon Anaïs Nin, sublime et monstrueuse , goulue et sauvagement raffinée quand tu t’offres à mon regard, à mon désir , à mes envies n’attendant pour seule récompense que cette complicité de nos échanges dans une entière confiance sans filtre ni limite.

Je ne me sens pas digne de toutes les qualités dont tu me vêts . Je me souviens de cette déclaration :  » Tu es mon inspiration encore et encore. Mon souffle vital c’est toi , tu es mes éruptions solaires qui bouleversent , chamboulent tous les sens. D’un signe de toi, tu fais bouillonner le sang dans mes veines , tu es vapeur de poppers que tu m’insuffles , j’en ai à chaque fois ce halo autour du crâne quand tu réveilles la tempête de désir. Tu es le fourmillement de mes lèvres, l’ascension de mon clitoris, les spasmes de mon bas-ventre. Tu es cette marée, ce tsunami de frissons qui me parcoure. Tu  es ma plus belle catastrophe naturelle ,  du tremblement de terre l’épicentre et les répliques  et du corps- volcan en lave tu fais déverser des flots de cyprine, sperme et sueur mêlés . Tu m’inondes  en vague de jouissance les pensées les plus débridées et lubriques. Tu es ma romanesque perversité, mon onirique réalité , mon émouvant excitateur d’envies plus brûlantes les unes que les autres. … »

Oh toi ma tendre lubrique , mon amante lumineuse, ma brulante passionnée , mon égérie érotique , ma sexuelle littéraire j’aimerai de tes perles en faire un long collier  et ne te voir revêtue que de celui-ci . Je te vois, je te sens les pointes de tes seins dressés par l’effleurement de la nacre , ton joli abricot recevant le balancer de ce bijou .m’agenouiller devant toi et cueillir de ma langue tes chairs, tes perles , ta perle oh oui celle dans son écrin qui me nargue, qui m’obsède. Il n’est pas plus beau joyau, il n’est pas plus grande gourmandise que de m’en saisir , de le lécher, le frotter , le faire briller tant et plus . Oh ma luxuriante, quand ton sexe alors s’épanouit , que tu en ouvres la corolle , que tes fragrances intimes s’en échappent , j’en balbutie! Il n’y a pas plus vibrante tentatrice et  de m’y noyer en entier , te montrer de mon  amour bandé ma convoitise , j’en oublie toute bonne manière et c’est dans une communion diabolique que je m’unie à toi . Tu me passes tes anneaux , tes bagues orifices en me les glissant ainsi autour de mes lèvres, ma langue , ma queue raide et tendue à l’extrême. Tu me fais plonger dans tes abyssales moiteurs , tes muqueuse m’engloutissent et m’enserrent . Divine descente aux enfers de ta fournaise .Oh mon dieu, ma déesse , mon ange satanique tu me fais perdre  l’équilibre et en quittant la terre dans un orgasmique envol mourir entre tes hanches , tes fesses , tes lèvres et renaitre enlacé dans le creux de tes reins collé à toi j’en veux encore . Je te veux encore et encore .

De l’abandon de la petite mort , de ces silences parfois si bruyants, de ta moue d’enfant puni, de mes départs parfois trop rapides , de tes attentes à nos retrouvailles ratées, de mes maladresses, de mon narcissisme parfois exacerbé , de tes envies non comblées, de ta soif spirituelle parfois non étanchée, de mes oublis , de ma négligence pour ton esprit m’appesantissant sur ton corps, de n’être pas à la hauteur de ce guerrier, ce seigneur, ce mentor  que tu espères , tu n’en dis mot . Je devrais percevoir que tu te refermes , que tu clos momentanément la porte de nos partages en t’esquivant sur la pointe des pieds telle une danseuse sur un rayon de lune, une funambule sur la corde du bonheur tendu entre  deux mondes . Oui , tu penses juste : tu es l’illusion de ma réalité, la réalité de mes rêves , le charnel de mes fantasmes , l’éphémère toujours du mot amour. Tu es ma  pudique sentimentale, mon exhibitionniste de la futilité transcendantale . Tu es mon mensonge vital , ma vérité calomnieuse , mon enfer paradisiaque , mon éreintant repos . Tu es une de mes libertés et moi , je t’abandonne englouti dans les bras de Morphée et ma solitaire , tu restes là à veiller sur mon âme que je confie à une autre . Que dois -je comprendre dans ton refus de nous retrouver au matin , moi beurrant tes tartines et toi dans la volupté de l’éveil de tes sens ? Je t’ai blessé, ma farouche , mon ardente , ma farouche . Tu m’attendais , tu me guettais et de ma fatigue tu en as saisi de la lassitude , taciturne tu as fermé tes ailes d’ange sur moi et tu t’es envolée .   Ma tendre lubrique , ma soumise, ma reine , mon amante, mon aimante , ma douce,  ma tentatrice, ma maîtresse, mon initiatrice, ma muse , ma brûlante passionnée , mon égérie érotique , ma sexuelle onirique …. La chaîne, le lien , la voie bénie  de ma liberté.

Chienne de vie, pulsion de Louve

La vie est une  » chienne » accrochée à une chaîne. Elle porte un collier étrangleur . La vie est une louve protectrice ou sauvage , exploratrice et  curieuse . Pulsions de vie, pulsions de mort , je suis ce funambule à l’équilibre précaire oscillant dans ces deux animalités . Tu es un des balanciers ou des ombrelles que je saisis pour traverser cette corde raide tendue entre les mondes et les facettes de moi-même . Me mettre à nu et devenir vulnérable , risquer de me faire domestiquer ou de la raison ne rien accepter et me laisser guidée par l’instinctif et l’impulsif , je bascule sans cesse  attirée par le vide sous mes pieds.

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Les amours plurielles, pas si singulier

Plutôt que de grands discours, des passages copiés-collés et arguments inspirés de spécialistes, Lo(u)ve a envie de vous transmettre le témoignage d’un petite humaine de ses amies ayant vécu plusieurs vies de Femme. Une majuscule pour ce Femme , car autant de facettes, autant de style de liaisons , de liens ou de relations avec d’autres habitant.e.s de sa petite planète .Mais laissons là s’exprimer dans cette restitution d’un dialogue confidence « virtuel » . Confession, confidence d’une pècheresse, adultérine, de la fiancée du pirate, de l’amante mal aimante , d’une jalouse repentie à une partenaire d’un polyamour assumé. La réalité a demandé de nombreux échanges en bribes , de nombreuses rencontres avant d’arriver à cette complicité-là .

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