L’attente: tentation angélico-pygophile

L’angel anglophone perdit une aile et chantonna un petit air. On y sentait une pointe de colère, de frustration. Ce courant électrique qui la parcourait , otage de cet interne orage, oh rage impulsive! Quand l’attente, ce temps, pète en grondements comme la fatale attirance dans la répulsion d’une pulsion, elle peste contre elle-même. Elle en sue en averse de son auréole à ses aréoles tant ces heures lentes l’avertissent d’un danger. Les pensées se bousculent dans sa tête. Nuages noirs de cafard, éclairs de lucidité, bourrasque d’espoir, autant de leurres, de tuiles arrachées au Toi qu’elle guette, dans sa quête, comme une mission, bonté divine!

Que fera t’elle quand il franchira la porte, le Toi, le lui, son amant diabolique?

Il est le mâle et le mal, le bien et le « viens! ». Il est l’homme qui cogne le con de son vit. Il est la petite mort qui  mord à pleine dents quand il la remplie  de foutre . S’en foutre des convenances, des concupiscents sans concession. Elle aime cet amer pygophile. Avec culot elle l’accueillera son cul haut, ses fesses rejetées en arrière, bien cambrée, toute offerte.

Vérité toute nue : de cru à cruauté il n’y a qu’un pas . Elle le sent empressé à ôter sa culotte et être montée à crue dans une chevauchée . Pas de place aux fantasques fantasmes, dans ce face à face mais des frasques face à cul, où les nymphes sont fourreau de chair élastique distendu. Adoubée par le glaive dressé, ce dieu phallus, ce pieu qui s’élève, s’érige turgescent et s’engouffre . Prise d’assaut de sa citadelle , invasion de sa chapelle vulve, il est Vulcain qui se déchaine.

Il est Týr qui lui octroie le droit de se faire sauter et sauter le pas , franchir tous les obstacles de la sacro-sainte Morale. Du saint ange , il ne néglige pas les seins et la fait se camper, dos tourné sur son viril spectre, lui empoigne les globes , ces deux beaux hémisphères et les orne de pinces reliées par une chaine. Habilement, il mène ainsi  sa cavalière, son amazone en la tirant par les tétons sans tâtonner, l’amenant à devenir reine lubrique par les rênes en étreinte. Tel le mors aux dents, l’ange peint ne ménage pas sa peine à contenir la fougue pénétrante. Pantelante, haletante, elle hennit, elle feule, elle hurle couvrant ainsi le bruit qui enfle du galop de ses fesses  sur les couilles et le bas-ventre de son Toi, de celui qui fait naitre la pluie de sa conque investie, envahie. Et de boire au goulot la goulue, son cul haut, son culot l’homme dieu, l’attendu , fanatique de ses formes callipyges se repait et dans la paix retrouvée, s’abat, lové contre ses fesses et ronronne. Sans tord et sans reproche , retrouvailles de Tyr et d’ange heureux.

Senryū

Lo(u)ve a lancé un défi à l’un de ses amis :lui écrire 3 haikus sensuels ou érotiques. Vous livrer le résultat en partage tel qu’ adressé. A vous de valider ou non si ce premier défi a été relevé .

Le senryū est une forme de poésie japonaise courte similaire au haïku : elle se compose de trois lignes de 17 mores.

lorsqu’elle s’assoit
on perçoit un peu de peau
sous la soie

v’la les jambes nues
on pense à des choses
qui ne se font pas

les corps fourrés
au fond du lit,
fini de lire

Branler les neurones du désir – Dialogue

Dialogue à brule pourpoint et désir incendiaire entre 2 êtres à la sensualité et sensorialité exacerbées. On dit que la parole est d’argent et le silence d’or. Ici en l’occurrence , la communication de ces corps et esprits connectés dévoile l’impédance d’une alternative aux ébats où l’intendance de la routine ou du poids éducatif musèlent l’expression libre et sans tabou.

 -Je suis dans l’envie d’effleurer ce coquillage, ce petit con, ce délinquant juvénile  tout fermé mais avant de te mordiller les lèvres , de les humidifier, d’en laper une , la gober entre les miennes  et aspirer , te faire sentir l’envie que j’ai de faire subir ce même doux supplice à ton clito, le sentir grossir et rouler sur ma langue. J’ ai faim de toi , mais vais prendre mon temps . J’ ai envie de me délecter de toi.

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La nuit où j’ai été Phallus

Apollonia Sainclair

A toi, mon homme lesbien , mon ami de sexe et d’affect, à toi qui me fait connaitre la joie et les doutes, l’aigre-doux d’une relation non exclusive, ouverte , ni couple non cohabitant, ni partenaires, à toi qui me fait vaciller entre amour , amitié. A toi et nos jeux érotiques, nos actions-vérités , je vais te conter un de mes rêves : étrange et pénétrant, j’étais un phallus.

Comme ayant quitté ma propre enveloppe charnelle , me voilà glissée dans ton corps. Là nichée juste à ton entrejambe , je prends forme . Je suis sexe et tu deviens moi féminine . Dans cet onirique métamorphose , moi , le service trois pièces réagit à la nudité de ton sommeil . Je te frôle et te désire . Je m’éveille et me hisse, Je goutte, je perle .

Quand je m’insinue dans la fente de ton fruit juteux, douceur d’y glisser et d’y faire ma place. Ton fourreau , trousse, gousse humide, élastique, qui se serre, se contracte, se dilate, qui m’absorbe, me gobe , m’entoure, me comprime, me tète. Je grossis, me distends, m’allonge, me gonfle encore. Je visite, je farfouille, j’explore, je triture.

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Oui, oui le père Noël est bien passé

Quand on teste le tirage d’une cheminée , on surprend parfois le père Noël dans une drôle de posture .Il n’était pas dans ses petits souliers en pensant à la botte, à sa  » hot » .Il fut bien marron à vouloir farcir la dinde . « Oh chouette , un dessert flambé à la place de la bûche  » se dit cette donzelle , ayant l’eau à la bouche.  » Elle se remémora la photo traditionnelle annuelle où on lui promettait : le petit oiseau va sortir ! Je ne suis point oie blanche. Viens mon petit canard, mon sucre d’orge  que je te déguste en papillote! Si tu es sage , tu goûteras à ma griotte, mon berlingot ou ma praline ! « 

Y a belle lurette que Lo(u)ve ne croit plus au père Noël, aux contes de fées .Elle vous dévoilera bientôt peut-être ce qu’elle a trouvé dans sa cheminée !

A La manière de … Giacomo Casanova

Les sextos ont détrôné les lettres d’amour, les billets doux . Retrouver ce plaisir des mots caressés sur le papier , Lo(u)ve a envie de jouer épistolairement avec la machine à remonter le temps . Nouvelle rubrique ludique à suivre régulièrement . Pour débuter, elle  a retrouvé un de ces billets écrits à la manière de Giacomo Casanova .

Tres chère

Permettez-moi par ce billet de rendre grâce à votre beauté et à vos charmes. Vous m’avez depuis quelques temps Initié aux plus doux des mystères, ceux des délicieux tourments d’embraser de vos feux tous mes sens , d’espérer revivre encore et encore les élans, les transports , d’embarquer vers l’île de vos plaisirs et de vos pâmoisons,  comme la dernière fois où nous mourûmes épuisés par la fougue de nos ébats ,après nous être noyés dans vos torrents miel, issus de la plus belle des fontaines où j’ai pu étancher ma soif.

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