Clitoris- Pierre Louÿs

Blottis sous la tiédeur des nymphes repliées

Comme un pistil de chair dans un lys douloureux

Le clitoris, corail vivant, cœur ténébreux,

 Frémit au souvenirs des bouches oubliées.

Toute la Femme vibre et se concentre en lui

C’est la source du rut sous les doigts de la vierge

C’est le pôle éternel où le désir converge

Le paradis du spasme et le Cœur de la nuit.

Ce qu’il murmure aux flancs , toutes les chairs l’entendent

A ses moindres frissons les mamelles se tendent

Et ses battements sourds mettent le corps en feu.

Ö Clitoris, rubis mystérieux qui bouges

Luisant comme un bijou sur le torse d’un dieu

Dresse-toi, noir de sang, devant les bouches rouges !

Etreinte nocturne

Etreinte – Ergon Schiele

Te couvrir de baisers en draps de nuit, te caresser de mes lèvres et dévorer goulûment les papillons de ton ventre alors que tu t’endors, peau à peau contre moi. 

Que Morphée nous guide vers les recoins oniriques de nos sensuelles , insensées , indécentes voluptés. Et sous les paupières closes , les images s’agitent, se frôlent et s’enlacent. Inextricable lien, fil d’ Ariane déroulé jusqu’au bout de la nuit rompant les chaines des conventions, des préjugés. Au creux du rêve , tu m’apparais et je vois poindre ta virilité.

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Confession

 Monsieur mon Maitre

IL me faut vous écrire et vous faire cette confession. Vous ne savez pas dans quel état d’esprit j’étais en vous quittant hier . La pauvre petite chose chiffonnée  et toute pantelante du désir que vous lui inspirez eu bien du mal à trouver le sommeil . Votre image me revenait sans cesse en mémoire, imprimée sur la rétine et même le noir absolu de cette chambre vide de vous ne pouvait la faire disparaitre . Nuit agitée sonnant un réveil avant les premiers rayons du soleil . Monsieur, il me faut avouer une faute . Dès la sortie des bras de Morphée  m’est venue la pensée de vous imaginer , vous, à cette même heure débordant de votre énergie sexuelle et votre sexe dressé d’une magnifique érection matinale . La chair est faible et votre soumise n’a pu résister à l’appel de ses sens . Oui ,Maitre , j’ai fauté et me suis rendue coupable de m’être donnée du plaisir sans votre accord préalable. Avant que vous ne me punissiez, laissez-moi vous conter cet instant volé. Vous estimerez alors la valeur de la sanction méritée.

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