E poi fate l’ Amore – Et puis faites l’ Amour

Lo(u)ve fête à sa façon Octobre rose. Vous offrir un poème délicat comme une rose , un pétale de sensualité, un pétale de fragilité, un cœur d’humanité .Vidéo en langue originale , l’italien de l’auteur Alda Merini et traduction en français.

Et puis faites l’amour.

Pas de sexe, juste de l’amour.

C’est ce que je veux dire.

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Ire oh , ah !

De l’ire, oh j’ai là !Tatouez moi la peau, quand louve frustrée je me traine à vos pieds! Rose sauvage, la soie du kimono se déchire sous les épines. Dos vouté, la Geisha s’étiole. Elle vous a dans la peau et de ne s’arque bouter, de ne point frissonner, elle perd pied. Encordez son corps ! Sous la contrainte et la morsure du lien qui l’enserre , c’est l’attachement à vous qui se dessine . Les marques dermographiques sont les cicatrices éphémères d’un moment fort d’abandon qu’on ne s’autorise pas dans la vie. Je me laisse tomber entre vos cordes tissant la liberté de m’échapper, acceptant de me laisser aller par vous, dans cette suspension hors du temps et de l’espace . Tu respectes mes limites, tu noues mon souffle , pares mon corps d’émotions et d’amour dans une communication non verbale dont les vibrations en exultent les soupirs, les désirs, le plaisir.

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La compersion , Kesako ???

Empathie, compassion , bienveillance, compersion  quel en est la place dans le monde occidental actuel? Ont -elles leur place dans une société de profit , cette civilisation de l’individualisme, du chacun pour soi ? En quoi cela peut se ressentir dans chacune de nos relations à autrui ? En quoi cela remet en cause les défenseurs de l’épanouissement, du développement personnel en contradiction avec un partage ,serait-ce une  utopie de vie ?  En quoi  le « je t’aime » ne devient-il pas un « je m’aime » par l’interaction positive avec autrui comme  un onanisme intellectuel si loin de fondements de l’humanisme ou un « je nous aime et j’aime que tu aimes « ? La Lo(u)ve se questionne sur vos faits de société , sur ces modèles de relation interpersonnelles variées qui bouleversent les schémas, les patterns. Compersion , mot dans votre vocabulaire, pas encore ?

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Comptine du loup contre la fuite du Temps

Tu me dis :  » Je vais disparaitre.  » Cette menace retentit comme un coup de gong, un uppercut en plein visage, comme une avalanche mortelle , un tsunami emportant tout sur son passage.

Je me noie alors dans un verre d’où les souvenirs émergent. Tel un iceberg sous l’effet du réchauffement climatique, je fonds en pluie des yeux, en brumes éthyliques, assaillie par les images mentales imprégnées de toi, récurrentes, obsédantes. Mon corps, lui aussi , se rappelle chaque caresse, chaque étreinte, chaque désir exprimé, dessiné, gravé maintenant dans la pierre du cœur et de l’âme. Rappelle-toi aussi de cette dernière rencontre chair à chair, volupté à désir, jouissance à plaisir, réalité à fantasme et plus encore !

Je me perds à t’aimer au-delà de l’art du sensuel éprouvé, du sexuel irraisonné, d’une initiation renouvelée de sexe tendre, de tendresse crue. Tu  aimes tes  » femmes », tes  » chéries », tes douces , tes ….et me gagnes à les aimer aussi et à me perdre. Accroche- toi à moi, je te serre fort et je t’enlace de mes cuisses quand tu te sens attaché ailleurs. Je ronge de mes crocs le nœud gordien qui t’enchaîne à tes incertitudes, tes maladresses, tes doutes, à ce « vouloir faire le bien à tout prix ». En dénouant l’inextricable, je glisse et perds le fil. La lame du rasoir sectionne net une virtualité éthérée et ta douce réalité naît d’une parole malheureuse, d’une magie tronquée, trompeuse censurée , sans sûreté. Autant d’estafilades que nos désirs frustrés, que nos plaisirs retenus, que nos rendez-vous ratés et pourtant …..

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Lettre à ma catastrophe naturelle

Rayn May 13, 2011

Ma tendre lubrique , ma soumise, ma reine , mon amante, mon aimante , ma douce;

Je te sais isolée dans ta bulle , dans ta citadelle interdite, emmurée volontaire dans ton silence , par mon absence , mes négligences , mes impatiences. Tu te gommes et t’effaces du tableau ; tu quittes la scène et l’acte d’une pièce théâtrale, tu ne trouves plus les rimes de « nous » ou du « je » ; tu as égaré  la règle de nos jeux amoureux . Je connais ces mises à distance et pire . J’en connais les enjeux . Comment puis -je accepter ce qui n’est pas un sacrifice à tes yeux alors que tu me prives de toi , de ta sensualité, de tes initiatives érotiques, osées , de l’expression de tes envies qui nourrissent les miennes? Comment puis-je oublier ton incandescente indécence dans nos échanges , nos joutes verbales où nos langues s’enroulent , nos corps s’aperçoivent et se dégustent  en soupirs et en râles Animals ?   Crois -tu que je puisse te délaisser , t’oublier et accepter cette défaite sans broncher ? Crois-tu qu’il me suffira de plaquer contre un mur celle qui … d’essayer au travers du romantisme, de la tendresse d’un enlacement ou de chercher à répondre à ses désirs pour assouvir tous les miens ? Puis-je me passer de ton sexe chantant, de tes rythmes, de tes souffles brûlants et incitateurs à transgresser, à dépasser les interdits? Arriverai-je à ne plus entendre la musique sexuelle, les soupirs et gémissements et ta voix qui vacille quand embarquée dans la montée du plaisir tu jouis et décuple mon plaisir ?

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Chienne de vie, pulsion de Louve

La vie est une  » chienne » accrochée à une chaîne. Elle porte un collier étrangleur . La vie est une louve protectrice ou sauvage , exploratrice et  curieuse . Pulsions de vie, pulsions de mort , je suis ce funambule à l’équilibre précaire oscillant dans ces deux animalités . Tu es un des balanciers ou des ombrelles que je saisis pour traverser cette corde raide tendue entre les mondes et les facettes de moi-même . Me mettre à nu et devenir vulnérable , risquer de me faire domestiquer ou de la raison ne rien accepter et me laisser guidée par l’instinctif et l’impulsif , je bascule sans cesse  attirée par le vide sous mes pieds.

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