Humeur de Louve

Louve revient et   se délecte de voir les petits humains toujours empêtrés dans leurs contradictions . Malgré des efforts honorables à sensibilise, à vulgariser des éléments d’évolution au sein de la Société , ils restent englués dans leur biais cognitifs  mentant effrontément, dupant, leurrant par de belles paroles  ou serait-ce une communication non appropriée. Jeter ici quelques questionnements quant aux moyens d’expression dans le domaine sexualité, émotions, affectivité de ces humanoïdes automates .

Questions brutes : est ce qu’être amoureux autorise tour ou est-ce une arme de chantage affectif? Suis -je amoureux.se de toi ou de ce bien- être que provoque l’amour( l’image positive d’être désirée , d’être écoutée, cette valorisation d’avoir quelqu’un qui veuille vous faire plaisir, prête attention à vous, vous considère comme spéciale à ses yeux) . Oh ce doux sentiment d’être reine, princesse, perle rare , unique !OK , en sociologie on vous explique ce schéma « amour romantique » et Louve ne saurait conseiller ou mettre en références tous les écrits sur ce sujet ….En exemple: La déliaison amoureuse, de la fusion romantique au désir d’indépendance par Serge Chaumier, Petite Edition Payot.

Du coup , certaine petites humaines se disent :par exclusivité totale , je ne peux pas être toujours disponible , présente ou capable de répondre aux attentes de mon partenaire . Qu’à cela ne tienne ! Il, elle a une libido à laquelle je ne puis répondre . Il, elle a des fantasmes à plusieurs. J’ai tellement envie de lui faire plaisir . OK, mon amour , allons ensemble vers des fantaisies , toujours en ma présence ou dans tes pensées quand toi tu es sans moi et si tu exprimes ou vis une expérience sexuelle, que ce soit avec quelqu’un sans aucun sentiment fort et surtout pas lui ou elle !ON ne parle pas de polyamour là , soyons clair.

Louve: je parlais de mensonge par omission car dans cette pseudo liberté sous surveillance accordée  il y a derrière « fais ce que tu veux, mais je ne veux pas savoir et surtout fais-le discrètement  en me respectant! « Quel diktat, une fois de plus .Du même registre, pour faire vivre ou (re)vivre le désir dans son couple on autorise un 3some à son partenaire, mais que le 3eme ne soit surtout pas du même sexe que soi . On ne sait jamais , ce pourrait devenir source d’excitation plus que soi même, envoutement, rival.e , tellement mieux, tellement .. Danger !

C’est tellement mignon, tellement gentil , tous ces efforts, ces compromis . On n’est plus tres loin des ultimatums . Mais non celles ou ceux qui se targuent de ne créer aucun drama ne feraient jamais ça , foi de petits humains !Une lecture pour : Cessez d’être gentil, soyez vrai! Être avec les autres en restant soi-même par Thomas d’Ansembourg, les Editions de l’ homme..

Louve sourie à un Email reçu par une amie terrienne, un de ces accrochages, hameçonnage où on la menaçait de mettre en ligne toutes ses photos ou vidéos ‘hot » faits en intimité via une messagerie .. Et alors? Du consenti, du gratuit, du plaisir , de l’assumé , juste un instantané de vie si loin d’un « dick pic » qui vous arrive hors propos ou une allusion sexuelle , lourdingue qui ne semble pouvoir entrer en communication avec vous que par ce biais-là .. Au moins, en tant que Louve, j’affiche mes prédispositions à me faire prendre ou pas via mes phéromones. Notre animalité est moins frustre, plus codifiée .

Louve note l’effort d’illustrer en fait sociétal les différents modelés de couples humains qui cohabitent au XXI -ème siècle .  Couple  donc 2 individus qui peuvent être mariés quelque soit leur sexe respectif , leur combat pour avoir des enfants et qu’ils soient reconnu en tant que tel (les affres de l’adoption pour le conjoint du même sexe, la PMA pour tous etc…). Louve relève ses babines au nom de « trouple » , ce qu’on appelait ménage à trois , il y a si longtemps. . Il y a ces couples qui refusent de vivre sous le même toit et qui donne vie au 1+1=3. Chacun est un être à part entière et donne corps à une troisième entité si loin de vivre 24h/24 dans une espèce de cohabitation . Vous en connaissez des ‘pseudo » couples qui ne sont plus que co-locs, même pas sex friends

Parlons en de ce lien  sexfriend, des amis qui partagent aussi du sexe ensemble , mais ce n’est pas le sexe qui est fondement de ce lien entre eux . Soit le sexe est vécu comme un besoin élémentaire , tout comme se nourrir, comme moyen de lever les tensions internes , comme un antidépresseur et cela devient hygiénique entre ces 2 personnes , ils se dépannent l’un l’autre ou cela peut être plus profond , plus affectif , de l’amimour , c’est peut-être ça:  Etre adulte en amour , savoir ce que l’on veut être bienveillant par David Richo, Edition Petite Biblio Payot

Faire tomber les cliché, les à aprioris , Louve note aussi la democratisation faite autour de la trans identité mais continue à observer à la loupe ce qui est dit chez les petits humains particulierement aupres des adolescents et jeunes adultes . Phase de vie si particuliere où l’on se cherche , où l’on rejette les modelés parentaux ou on les confronte à ceux qu’on a la chance de côtoyer dans la nouveauté . Braver les interdits, provoquer des réactions, vouloir se démarquer , imiter .

 Effet de mode ou parole libérée , ce cheminement, ce questionnement n’est jamais anodin . Quelque soit l’enveloppe corporelle acquise ou en transition , vous avez cette richesse d’être un vrai être humain . Quelque soit l’expression de vos liens entre vous tant que cela ne nuit pas à autrui , Louve vous respecte  , mais je vous ai à l’œil .

P.S : Ce petit billet d’humeur reprend des éléments déjà abordés par Louve ou certains qui, une fois étoffés, feront hurler la Lupus Canis en ces lieux.

Raies de désir en lumière

Elle avait entrecroisée les persiennes en ce début d’apres midi d’été. Le soleil dardant ses rayons entre les clayettes zébrait les murs du salon. Il était là, nonchalamment installé sur le canapé. Il l’attendait, la guettait, l’espérait. Elle entra dans toute sa féminité voilée dévoilée. Il appréciait la déshabiller du regard . Elle sentait la fièvre monter sur la lente vitesse de ses yeux . D’abord les bottines à lacets , les bas couture dont il aimait suivre ces lignes cheminant sur les mollets, les cuisses . Une brise légère faisait danser les pans de la grade chemise d’homme blanche qu’elle portait ouverte sur sa petite robe noire. Que cachait t-elle en dessous? Guêpière, corselet, porte jarretelles, tanga, slip brésilien ou ..?

S’approchant de lui,  de sa démarche féline  minaudant de son corps , ronronnant de ses hanches chaloupantes, elle se penche vers lui . Elle lui offre  en même temps que la vue de son élégant soutien-gorge de dentelles, fin gainage  des rondeurs de ses seins un baiser ébauché sur ses lèvres .Faisant virevolter sa robe corolle , elle se retourne. Telle une liane gracile , elle esquisse quelques pas de danse le frôlant de son corps qui se meut comme une plume tournoyant dans la brise et cherche à se poser, hésite, redécolle, tourbillonne . Elle lui offre son dos, ses hanches, sa croupe ,  frôlant en s’imbriquant sur le corps de son amant assis,  de ses  cuisses , de ses fesses bombées, dos cambré esquissant de longs mouvements le long de son bas-ventre  comme elle le caresserait ainsi de son cœur, de son âme sans qu’il ne puisse s’en saisir. . Langoureusement, elle lui fait fasse et avant de s’agenouiller, dépose de doux baisers sur la nuque, sous l’oreille , glissant dans son cou tout en l’aidant à se déboutonner. D’une voix emplie  d’une douce sauvagerie contrôlée lui dit:    » Prendre le temps d’éveiller tous vos sens , de sentir votre regard, vos mains et tout votre être me déshabiller , me couvrir de caresses , m’embarquer dans la fièvre où indécence et lubricité ne deviennent qu’expression des envies qui se réalisent. »

Noyant son regard dans la profondeur des yeux de son aimé, elle parcourt son torse, ses flancs et l’aide à se libérer de la ceinture , abaisse les pans du pantalon . Comme elle aime laisser trainer ses lèvres sur toute la bordure du soyeux boxer , sentir à leur contact les prémices du désir grandissant , la virilité qui sursaute et commence à vouloir jaillir plus érigé, plus dur, plus gonflé vers cet objet de désir .Dégageant le sexe du fourreau de tissu , elle en baise l’extrémité , le frictionne avec tendresse de ses lèvres entrouvertes, y passe la pointe de la langue . Elle se sent saisie alors par la nuque et doit se redresser .  » Je te repousse un peu, volontairement et égoïstement , je veux te regarder, faire durer le plaisir, car excité comme je le suis, je pourrais venir tres tres vite, sur ton visage , ta bouche si sensuelle, si gourmande. »
S’éloignant de son membre dressé, c’est le Lui tout entier qu’elle dévore des yeux.  » quand je perçois ainsi ton excitation galopante, je ne peux résister à y répondre avec ferveur de tout mon corps, toute mon âme . J’attends le geste m’encourageant à poursuivre ou restée ainsi , agenouillée à tes pieds, lèvres mordillées, sexe humide et palpitant. » répond-elle. » Toi seul sait me faire vibrer de tes mots, tes caresses, tes baisers, de ton souffle, de ton grain de peau, de l’intensité de ton désir exprimé . »

Oh oui, elle aime s’offrir à sa peau, sa fragrance, sa saveur, sentir toute l’impatience d’un corps à cœur, corps à âme, cœurs et corps en accords encore et encore.
Il l’enlace et l’attire à lui . Leurs bouches se cherchent , les cuisses s’entrouvrent et se referment emprisonnant celles de l’autre. Les sexes se trouvent, s’effleurent, s’accueillent , fusionnent tout en douceur , mouvement régulier pour laisser monter la vague. Les corps se tendent. Les sensations montent. Souffle coupé, un long temps d’apnée et sentir cet instant où la caresse est sur le Sexe , corps de femme tout entier, sexe cerveau , irradiation et explosion tres brève, mais intense étonnement quasi silencieuse, juste un petit gémissement animal s’échappant , gorge serrée, tétanisée. Il la rejoint dans la jouissance porté par le flux et le reflux des derniers soubresauts. Un long frisson de tout le corps les parcoure et cette sensation les embarque dans la petite mort si loin de ce salon dans la demi-pénombre.

Les voilà corps mêlés sur cette plage immaculée … la détente sublime, l’extase, ce morceau d’infini éphémère .

Peau aime

Emprisonnée dans la cage des rêves, je m’évade en pensées vers toi, vers ta peau, ton parfum envoutant, cette douceur satin et soie qui appelle irrésistiblement mes lèvres, ma bouche pour la couvrir de baisers.

Mille papillons se posent sur ta nuque, virevoltent  le long de ta colonne vertébrale pour se nicher dans les replis secrets , les dédales du labyrinthe de ton cœur .

Tes dents, perles nacrées, je les imagine mordillant à loisir, à plaisir, les lèvres de ton aimée. Tu fais apparaitre une minuscule goutte de sang  qui ruisselle lentement dans le cou pour finir mélangée aux virgules de sueur, ponctuation née des caresses  tant désirées.

 Réchauffons-nous à la chaleur de nos âmes, qui se lient et s’entrecroisent en une dentelle aux fils inextricables de nos envies, de nos désirs, de nos plaisirs de nos appétits et de cette soif éternelle d’infini aux confins des profondeurs abyssales.

Toi , le maitre de la lumière, tu fais fuir les nuages sombres des craintes  , de l’absence, de l’attente des corps inassouvis. Ton rayonnement et ta chaleur éloignent  le brouillard des doutes et des peines , réchauffant l’âme, déchargeant le fardeau d’un cœur lourd.

 Chaque seconde égrène  sur la pendule de notre amour, balancier, équilibre, battement incessant du cœur , rythmant à l’unisson, en harmonie, en chant, en murmures , en soupirs, en onde propageant notre énergie vitale , dans le cosmos , en pluie, poussière d’étoile, graine d’espoir et de bonheur.

Tes gestes, ta douceur, ta tendresse, ta bonté, ton regard bienveillant, réconfortant, apaisant , sur la nudité vraie de nos sentiments, sont autant de cadeaux du monde immatériel , magnétique, mystérieux : l’amour que nous nous donnons , que nous recevons . La clé coulisse alors dans le cadenas du cœur, de l’âme. La grille de la cage des songes s’ouvre . Les yeux encore mi-clos, je cueille dans ton souffle l’arôme de ton amour.

Nous nous libérons , en pensées réunies des limbes de la nuit, des torpeurs nocturnes, des évasions somnambules et célébrons le premier rayon de soleil qui pointe.  L’humidité de la nuit couvre encore nos corps se métamorphosant en rosée délicate et parfumée. Effluve de nos corps enlacés, elle ruisselle goutte à goutte. D’une langue taquine , je lèche goulument le sel de ta peau, de ta vie, le miel de ton cœur et ce nectar divin apaisant porte un nom : Amour.

E poi fate l’ Amore – Et puis faites l’ Amour

Lo(u)ve fête à sa façon Octobre rose. Vous offrir un poème délicat comme une rose , un pétale de sensualité, un pétale de fragilité, un cœur d’humanité .Vidéo en langue originale , l’italien de l’auteur Alda Merini et traduction en français.

Et puis faites l’amour.

Pas de sexe, juste de l’amour.

C’est ce que je veux dire.

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Ire oh , ah !

De l’ire, oh j’ai là !Tatouez moi la peau, quand louve frustrée je me traine à vos pieds! Rose sauvage, la soie du kimono se déchire sous les épines. Dos vouté, la Geisha s’étiole. Elle vous a dans la peau et de ne s’arque bouter, de ne point frissonner, elle perd pied. Encordez son corps ! Sous la contrainte et la morsure du lien qui l’enserre , c’est l’attachement à vous qui se dessine . Les marques dermographiques sont les cicatrices éphémères d’un moment fort d’abandon qu’on ne s’autorise pas dans la vie. Je me laisse tomber entre vos cordes tissant la liberté de m’échapper, acceptant de me laisser aller par vous, dans cette suspension hors du temps et de l’espace . Tu respectes mes limites, tu noues mon souffle , pares mon corps d’émotions et d’amour dans une communication non verbale dont les vibrations en exultent les soupirs, les désirs, le plaisir.

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La compersion , Kesako ???

Empathie, compassion , bienveillance, compersion  quel en est la place dans le monde occidental actuel? Ont -elles leur place dans une société de profit , cette civilisation de l’individualisme, du chacun pour soi ? En quoi cela peut se ressentir dans chacune de nos relations à autrui ? En quoi cela remet en cause les défenseurs de l’épanouissement, du développement personnel en contradiction avec un partage ,serait-ce une  utopie de vie ?  En quoi  le « je t’aime » ne devient-il pas un « je m’aime » par l’interaction positive avec autrui comme  un onanisme intellectuel si loin de fondements de l’humanisme ou un « je nous aime et j’aime que tu aimes « ? La Lo(u)ve se questionne sur vos faits de société , sur ces modèles de relation interpersonnelles variées qui bouleversent les schémas, les patterns. Compersion , mot dans votre vocabulaire, pas encore ?

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