L’inconnue du parking

Tambourinant d’une main contre la paroi de la cage d’ascenseur qu’il attendait impatient, il s’en voulait d’avoir oublié son téléphone dans la voiture . Redescendre au parking souterrain , le récupérer et se hâter de remonter à la surface .Il n’aimait pas se présenter en retard à ses rendez-vous et en homme tres organisé, détestait tous les petits aléas  de la vie … Enfin , les portes s’entrouvrirent. Il s’engouffra  et stoppa net dans son élan  pour frapper  avec insistance sur la touche « niveau  » du dernier sous-sol. Comme paralysé, il se tenait  face au miroir tapissant le fond  de la cabine d’ascenseur . Le reflet renvoyé lui montrait le visage à l’expression interloque de ce bel  homme rasé de près, fort bien apprêté. Submergé par son sens olfactif titillé par l’étrange parfum qui y régnait, un flot de pensées, d’images mentales plus érotiques les unes que les autres l’assaillait. Aucun doute, il bandait… Que lui arrivait-il pour en être si troublé?

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L’attente: tentation angélico-pygophile

L’angel anglophone perdit une aile et chantonna un petit air. On y sentait une pointe de colère, de frustration. Ce courant électrique qui la parcourait , otage de cet interne orage, oh rage impulsive! Quand l’attente, ce temps, pète en grondements comme la fatale attirance dans la répulsion d’une pulsion, elle peste contre elle-même. Elle en sue en averse de son auréole à ses aréoles tant ces heures lentes l’avertissent d’un danger. Les pensées se bousculent dans sa tête. Nuages noirs de cafard, éclairs de lucidité, bourrasque d’espoir, autant de leurres, de tuiles arrachées au Toi qu’elle guette, dans sa quête, comme une mission, bonté divine!

Que fera t’elle quand il franchira la porte, le Toi, le lui, son amant diabolique?

Il est le mâle et le mal, le bien et le « viens! ». Il est l’homme qui cogne le con de son vit. Il est la petite mort qui  mord à pleine dents quand il la remplie  de foutre . S’en foutre des convenances, des concupiscents sans concession. Elle aime cet amer pygophile. Avec culot elle l’accueillera son cul haut, ses fesses rejetées en arrière, bien cambrée, toute offerte.

Vérité toute nue : de cru à cruauté il n’y a qu’un pas . Elle le sent empressé à ôter sa culotte et être montée à crue dans une chevauchée . Pas de place aux fantasques fantasmes, dans ce face à face mais des frasques face à cul, où les nymphes sont fourreau de chair élastique distendu. Adoubée par le glaive dressé, ce dieu phallus, ce pieu qui s’élève, s’érige turgescent et s’engouffre . Prise d’assaut de sa citadelle , invasion de sa chapelle vulve, il est Vulcain qui se déchaine.

Il est Týr qui lui octroie le droit de se faire sauter et sauter le pas , franchir tous les obstacles de la sacro-sainte Morale. Du saint ange , il ne néglige pas les seins et la fait se camper, dos tourné sur son viril spectre, lui empoigne les globes , ces deux beaux hémisphères et les orne de pinces reliées par une chaine. Habilement, il mène ainsi  sa cavalière, son amazone en la tirant par les tétons sans tâtonner, l’amenant à devenir reine lubrique par les rênes en étreinte. Tel le mors aux dents, l’ange peint ne ménage pas sa peine à contenir la fougue pénétrante. Pantelante, haletante, elle hennit, elle feule, elle hurle couvrant ainsi le bruit qui enfle du galop de ses fesses  sur les couilles et le bas-ventre de son Toi, de celui qui fait naitre la pluie de sa conque investie, envahie. Et de boire au goulot la goulue, son cul haut, son culot l’homme dieu, l’attendu , fanatique de ses formes callipyges se repait et dans la paix retrouvée, s’abat, lové contre ses fesses et ronronne. Sans tord et sans reproche , retrouvailles de Tyr et d’ange heureux.

Comptine du loup contre la fuite du Temps

Tu me dis :  » Je vais disparaitre.  » Cette menace retentit comme un coup de gong, un uppercut en plein visage, comme une avalanche mortelle , un tsunami emportant tout sur son passage.

Je me noie alors dans un verre d’où les souvenirs émergent. Tel un iceberg sous l’effet du réchauffement climatique, je fonds en pluie des yeux, en brumes éthyliques, assaillie par les images mentales imprégnées de toi, récurrentes, obsédantes. Mon corps, lui aussi , se rappelle chaque caresse, chaque étreinte, chaque désir exprimé, dessiné, gravé maintenant dans la pierre du cœur et de l’âme. Rappelle-toi aussi de cette dernière rencontre chair à chair, volupté à désir, jouissance à plaisir, réalité à fantasme et plus encore !

Je me perds à t’aimer au-delà de l’art du sensuel éprouvé, du sexuel irraisonné, d’une initiation renouvelée de sexe tendre, de tendresse crue. Tu  aimes tes  » femmes », tes  » chéries », tes douces , tes ….et me gagnes à les aimer aussi et à me perdre. Accroche- toi à moi, je te serre fort et je t’enlace de mes cuisses quand tu te sens attaché ailleurs. Je ronge de mes crocs le nœud gordien qui t’enchaîne à tes incertitudes, tes maladresses, tes doutes, à ce « vouloir faire le bien à tout prix ». En dénouant l’inextricable, je glisse et perds le fil. La lame du rasoir sectionne net une virtualité éthérée et ta douce réalité naît d’une parole malheureuse, d’une magie tronquée, trompeuse censurée , sans sûreté. Autant d’estafilades que nos désirs frustrés, que nos plaisirs retenus, que nos rendez-vous ratés et pourtant …..

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Premier cours de libertinage

Mon Seigneur, mon Maitre

 Merci de m’autoriser à livrer à mon amie Louve ce témoignage . Vous souvenez-vous de ce test que vous m’avez imposé , mission confiée, qu’avec vous j’ai relevée  et accomplie? Vous aviez projeté de me laisser vous accompagner à l’une de vos chères soirées  chez des Maitres et Maitresses dont vous êtes redevable. Nous n’avions, pour l’instant , vécu que nos jeux, nos rites, vos désirs, loin de tout public averti. Combien je suis fière de l’éducation que vous me faites et c’est honneur que de vous servir dignement et d’y prendre autant de plaisirs que vous m’en accordez.

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Baiser : tout un art

Elle approcha son visage du mien . Ses mèches rousses  hirsutes me chatouillaient les joues. D’un geste de main léger , je balayais cette petite touffe de cheveux m’effleurant le lobe de l’oreille et cette zone gâchette érogène juste en dessous. Puis je la posai sur sa nuque, la frôlant, la caressant et me surpris à y effectuer une légère pression vers l’avant . La réponse ne se fit pas attendre. Phine , plissant ses petits yeux de chat avança ses lèvres vers les miennes. Leur rencontre éveilla de suite une sensibilité corporelle au-delà de cet organe. Une vague de frissons me parcourut l’échine . Une émotion si douce, subtile, délicieuse avant même d’avoir goûté nos salives, d’enrober nos langues tactiles et tentaculaires.

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Morphée, héros , tique

Te couvrir de baisers en draps de nuit, te caresser de mes lèvres et dévorer goulûment les papillons de ton ventre alors que tu t’endors, peau à peau contre moi.

Que Morphée nous guide vers les recoins oniriques de nos sensuelles , insensées , indécentes voluptés. Et sous les paupières closes , les images s’agitent, se frôlent et s’enlacent. Inextricable lien, fil d’ Ariane déroulé jusqu’au bout de la nuit rompant les chaines des conventions, des préjugés. Au creux du rêve , tu m’apparais et je vois poindre ta virilité.

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Plan P

Il était éreinté par une longue journée professionnelle ; des réunions à n’en plus finir, des dossiers toujours plus urgents les uns que les autres à traiter avec la plus haute vigilance, des appels téléphoniques, des mails en instance et tous ces petits détails à ne pas oublier, ne pas négliger. Bref , son lot quotidien . Elle l’avait accueilli avec un grand sourire. Une musique d’ambiance, les volets mi-clos , une bougie parfumée laissait flotter dans l’air les douces fragrances du ylang ylang, fleur de tiaré , senteurs des iles . Elle lui fit ôter son tee shirt , le guidant d’une main habile vers la chambre où trônait une table de massage . Ses mains expertes lui détacha sa ceinture et le bouton récalcitrant de son jeans .En le regardant droit dans les yeux , elle fit glisser lentement le zip et tandis qu’elle faisait descendre son pantalon , il se tortilla pour en accélérer la chute . D’un geste preste, il se débarrassa de son slip et s’étendit à plat ventre sur la table .

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Etreinte nocturne

Etreinte – Ergon Schiele

Te couvrir de baisers en draps de nuit, te caresser de mes lèvres et dévorer goulûment les papillons de ton ventre alors que tu t’endors, peau à peau contre moi. 

Que Morphée nous guide vers les recoins oniriques de nos sensuelles , insensées , indécentes voluptés. Et sous les paupières closes , les images s’agitent, se frôlent et s’enlacent. Inextricable lien, fil d’ Ariane déroulé jusqu’au bout de la nuit rompant les chaines des conventions, des préjugés. Au creux du rêve , tu m’apparais et je vois poindre ta virilité.

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Confession

 Monsieur mon Maitre

IL me faut vous écrire et vous faire cette confession. Vous ne savez pas dans quel état d’esprit j’étais en vous quittant hier . La pauvre petite chose chiffonnée  et toute pantelante du désir que vous lui inspirez eu bien du mal à trouver le sommeil . Votre image me revenait sans cesse en mémoire, imprimée sur la rétine et même le noir absolu de cette chambre vide de vous ne pouvait la faire disparaitre . Nuit agitée sonnant un réveil avant les premiers rayons du soleil . Monsieur, il me faut avouer une faute . Dès la sortie des bras de Morphée  m’est venue la pensée de vous imaginer , vous, à cette même heure débordant de votre énergie sexuelle et votre sexe dressé d’une magnifique érection matinale . La chair est faible et votre soumise n’a pu résister à l’appel de ses sens . Oui ,Maitre , j’ai fauté et me suis rendue coupable de m’être donnée du plaisir sans votre accord préalable. Avant que vous ne me punissiez, laissez-moi vous conter cet instant volé. Vous estimerez alors la valeur de la sanction méritée.

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Peinture corporelle

Nous sommes allongés nus, peau contre peau . Comme à mon habitude, une de mes jambes crochetant ta cuisse , mon bassin emboîté au tien et moi qui me balance ainsi dans le premier réveil d’un nouveau matin . Les rayons timides du soleil passent à travers les persiennes dessinant des zébrures sur les murs et la douce lumière nous pare de tatouages éphémères, pelage animal tacheté couvrant nos 2 enveloppes charnelles , dessinant une toison impalpable sur nos intimités épilées. T’extrayant de l’étreinte de Morphée , une de tes mains se posent négligemment sur moi . Cette caresse furtive au contact si léger, douceur volontaire contrôlée m’effleure comme un pinceau. De cette main experte, tu traces alors sur la toile de ton amante les traits  et l’ébauche d’un nouveau tableau . Tu promènes tes pulpes le long de ma poitrine , y dessines le pourtour de ces 2 globes bombés vers toi, y colores les aréoles d’une touche couleur café. La balade continue, suave main d’un peintre magicien dévoilant sur la toile mes hanches, mes fesses , mes cuisses.

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