Branler les neurones du désir – Dialogue

Dialogue à brule pourpoint et désir incendiaire entre 2 êtres à la sensualité et sensorialité exacerbées. On dit que la parole est d’argent et le silence d’or. Ici en l’occurrence , la communication de ces corps et esprits connectés dévoile l’impédance d’une alternative aux ébats où l’intendance de la routine ou du poids éducatif musèlent l’expression libre et sans tabou.

 -Je suis dans l’envie d’effleurer ce coquillage, ce petit con, ce délinquant juvénile  tout fermé mais avant de te mordiller les lèvres , de les humidifier, d’en laper une , la gober entre les miennes  et aspirer , te faire sentir l’envie que j’ai de faire subir ce même doux supplice à ton clito, le sentir grossir et rouler sur ma langue. J’ ai faim de toi , mais vais prendre mon temps . J’ ai envie de me délecter de toi.

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La nuit où j’ai été Phallus

Apollonia Sainclair

A toi, mon homme lesbien , mon ami de sexe et d’affect, à toi qui me fait connaitre la joie et les doutes, l’aigre-doux d’une relation non exclusive, ouverte , ni couple non cohabitant, ni partenaires, à toi qui me fait vaciller entre amour , amitié. A toi et nos jeux érotiques, nos actions-vérités , je vais te conter un de mes rêves : étrange et pénétrant, j’étais un phallus.

Comme ayant quitté ma propre enveloppe charnelle , me voilà glissée dans ton corps. Là nichée juste à ton entrejambe , je prends forme . Je suis sexe et tu deviens moi féminine . Dans cet onirique métamorphose , moi , le service trois pièces réagit à la nudité de ton sommeil . Je te frôle et te désire . Je m’éveille et me hisse, Je goutte, je perle .

Quand je m’insinue dans la fente de ton fruit juteux, douceur d’y glisser et d’y faire ma place. Ton fourreau , trousse, gousse humide, élastique, qui se serre, se contracte, se dilate, qui m’absorbe, me gobe , m’entoure, me comprime, me tète. Je grossis, me distends, m’allonge, me gonfle encore. Je visite, je farfouille, j’explore, je triture.

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La compersion , Kesako ???

Empathie, compassion , bienveillance, compersion  quel en est la place dans le monde occidental actuel? Ont -elles leur place dans une société de profit , cette civilisation de l’individualisme, du chacun pour soi ? En quoi cela peut se ressentir dans chacune de nos relations à autrui ? En quoi cela remet en cause les défenseurs de l’épanouissement, du développement personnel en contradiction avec un partage ,serait-ce une  utopie de vie ?  En quoi  le « je t’aime » ne devient-il pas un « je m’aime » par l’interaction positive avec autrui comme  un onanisme intellectuel si loin de fondements de l’humanisme ou un « je nous aime et j’aime que tu aimes « ? La Lo(u)ve se questionne sur vos faits de société , sur ces modèles de relation interpersonnelles variées qui bouleversent les schémas, les patterns. Compersion , mot dans votre vocabulaire, pas encore ?

 A-t-on besoin de redonner les définitions des mots passés tant à la mode, mis à toutes les sauces comme empathie, compassion ?

L’empathie est la reconnaissance et la compréhension des sentiments et des émotions d’un autre individu ainsi que, dans un sens plus général, de ses états non-émotionnels, comme ses croyances. « Je ne suis pas à ta place, je t’entends, je te ressens dans ce que tu vis et exprimes ». La compassion est d’apres Le Larousse « un sentiment de pitié qui nous rend sensible aux malheurs d’autrui ». La compersion vous connaissez? Ne cherchez pas la racine dans compères quoique ! Com avec en latin .On aurait pu écrire paire ou parse . Être compère, comparse , être dans cette complicité et donner à l’autre cette joie d’être heureux pour tout ce qui lui arrive de positif, de petit bonheur de vie , s’en réjouir et s’en nourrir .

Voilà les définitions proposées pour ce terme. Merci wiki!

  1. Sentiment ressenti lorsqu’une autre personne manifeste de la joie ou ressent du plaisir.
  • La compersion signifie prendre plaisir au plaisir de votre partenaire, quelle qu’en soit la source. — (Mark A. Michaels, Patricia Johnson, Partenaires dans la Passion, François Doucet, 2015)
  1. Bonheur ressenti lorsqu’un être aimé aime quelqu’un d’autre, par opposition à la jalousie.

Dans un podcast de louiemedia.com/emotion du 1er Avril 2019, Cyrielle Bedu et ses invités abordent cette question / Peut-on apprendre à être heureux du bonheur de l’autre? : La Compersion

Le terme de compersion serait né dans les années 70, au sein d’une communauté utopique de Californie Kerista, lors d’une séance de spiritisme. Tom Reichert, un ancien membre décrit un épisode d’une de ces séances et l’utilisation d’une planche alphabétique où aurait été épelé ce mot pour définir cette émotion libre, légère et révolutionnaire de bonheur de partage et de partage de bonheur entre les adeptes. Repris et diffusé dans le milieu des « polyamour » et « amours plurielles ».

En polyamour , c’est focaliser sur le bonheur de l’autre . C’est être comme Catherine dans le fameux film  » Jules et Jim » : Avoir plusieurs relations intimes en parallèle de façon assumée , transparente, consentante avec ses partenaires . Ce n’est pas de la tromperie car toutes les parties impliquées sont au courant et sont d’accord. Isabelle Broué ,réalisatrice du film Lutine y est interviewée : Dans le cadre du polyamour, la compersion c’est se réjouir du bonheur qu’éprouve quelqu’un qu’on aime dans une relation amoureuse avec quelqu’un d’autre, même si ce ne sont pas dans nos bras à nous. A l’opposé total de l’image du couple monogame normatif de notre société actuelle, les couples « ouverts » , non exclusifs , non fusionnels construisent des relations solides dans l’émergence de cet état émotionnel. Christophe Gautier, sociologue spécialiste du couple à l’université Paris Descartes précise: le fait de vivre chacun ses passions, faire ses propres activités, continuer les sorties avec des ami.e.s séparément et se réjouir de chaque moment positif que l’autre vit est déjà de la compersion.

Un quatuor polyamoureux est interviewé à tour de rôle. Gabrielle, Laurent, Fanny et Solal  témoignent de leurs rencontres  et de cette expérience soulevant cette complexité des sentiments, des contradictions, des joies et des peurs. Pour résumer Laurent et Fanny s’aiment , Gabrielle est admirative de ce couple. Fanny part avec Solal tout en continuant à être partenaire de Laurent  qui se rapproche de Gabrielle. Chacun tient au courant l’autre de l’émergence et évolution de leurs sentiments, de leurs relations intimes sans se mentir ou dissimuler. Marie-Isabelle Thouin Savard, chercheuse en psychologie de l’université du California Institute of Integral Studies, François Simpère, journaliste et autrice du Guide des amours plurielles, Katherine Aumer, une chercheuse en psychologie sociale de l’université de Hawaii interviennent au cours de ces entretiens pour éclairer de leur lumière ce concept particulier. Ils mettent tous en exergue le bémol à l’antonyme que serait Le mot Jalousie. A l’inverse de la joie, la jalousie se traduisant par une émotion de colère, tristesse ou peur coexiste tres souvent avec la compersion . « je suis heureuse de la.le savoir passer un moment agréable avec une autre personne que moi mais je suis piqué.e au vif d’en voir une photographie, de savoir que c’est dans le même lieu que là où nous avons vécu un moment ». C’est la situation qui crée cette émotion négative et non pas le fait en soi. Derrière cet élément toxique, la jalousie se cache la peur de l’abandon. Va-t-il .elle revenir? Vais-je passer au second plan? C’est par la prise de conscience de cette émotion négative et la déconstruction progressive de cette émotion. Ce n’est pas un sentiment car un ressenti sur le moment, dans l’instant vis-à-vis d’une situation ( un mot qui a été dit ou a fait ) déclenchant émotion de colère car on ne se sent pas respecté.e, de tristesse ( il.elle est plus heureuse avec quelqu’un d’autre et sensation d’être mis à l’écart) et/ou peur de l’abandon ( il va préférer l’autre et me quitter ou moins venir me voir, il va s’ennuyer avec moi; je ne suis pas à la hauteur de ses attentes .

Françoise Simpère explique qu’il ne faut pas faire comme si la jalousie n’existait pas .Il faut l’exprimer pour mieux l’apprivoiser. Votre partenaire vous rassure , ce qui permet de diminuer le seuil de ce sentiment d’insécurité. Isabelle Broé indique qu’il est bon de travailler sur des images positives au lieu de ruminer. L’émotion de jalousie est propre à la personne  qui vit en cet instant un état désagréable, douloureux . »Ok , là, je ne suis pas cool mais mon.ma partenaire est en train de vivre quelque chose de super  et cela me fait du bien d’imaginer le plaisir , le bien être qu’il.elle peut avoir ». Se rappeler qu’on a déjà connu de telles situations où nous n’étions pas bien mais qu’il .elle  est revenu.e et qu’il y a eu tant de partage. C’est aussi un travail sur la confiance en soi et la confiance en l’autre . » Puisque la personne revient vers moi et m’aime toujours, c’est que j’ai de la valeur  » dit Françoise Simpère. Marie Isabelle complète :  » au fûr et à mesure où les personnes surmontent leur jalousie, leurs insécurités dans leurs relations no monogames , ils ressentent plus de liberté intérieure , ne sont plus esclave de leurs peurs.

 Une autre condition est la bonne communication entre les différentes personnes impliquées dans les relations . Chacun doit se sentir inclus dans les expériences de leur partenaire. Si des éléments sont cachés à propos de leur relation extérieure , des non-dits, des mensonges par omission ou manque de communication, les gens sentent de la jalousie , certainement pas de compersion. Inclus et pris en considération , c’est établir une relation de confiance mutuelle. La transparence , sans qu’elle ne doivent tout dire est l’établissement de bases claires sur lesquelles  se construisent chaque relation que les partenaires vont pouvoir tisser. Instaurer un sentiment de sécurité réciproque entre toutes les parties. Katherine Aumert précise que cette émotion est utile et individuellement et dans la relation la rendant plus satisfaisante qu’elle soit monogame ou poly. « Quand vous êtes heureux que votre partenaire le soit, ça crée plus d’harmonie . Si une personne vous aime et tient à vous et que vous teniez au bien être de alors ressentir de la joie quand l’autre est heureux ne peut rendre votre relation que plus forte. »

Etre sensible au bonheur de l’autre et s’en réjouir , ce concept fait focaliser les pensées sur le positif . c’est se mettre dans une position qui remarque le bonheur dans son environnement, dans le monde, devenir réceptif à la joie de l’autre et en prendre plaisir . C’est sortir de sa coquille , apprendre à déjouer le piège des émotions négatives polluantes telle la jalousie, ce monstre aux yeux verts comme en parle Shakespeare dans Othello en déconstruisant les mécanismes de rumination, sentiment d’insécurité, la dévalorisation de soi et reprendre confiance en soi . Dans ces relations aux autres, la confiance, le respect, la communication sont autant d’éléments ne concernant pas l’individu uniquement mais applicable à tout membre d’un groupe, une communauté dans un modèle de société démocratique au sens le plus noble du terme. 

Quand l’introspection ouvre les portes vers l’extérieur, vers l’harmonie des relations interpersonnelles multiples, diverses, variées et apportent la richesse de la liberté intérieure.  Serait – ce être plus humain se demande la lo(u)ve ? J apprends tellement de vous , petits humains . Elle sera içi et maintenant loin de la  folie dans une  Alchimie au-delà d’un jour mort. Humanisme, Utopie, vous êtes vivants , petits bonhommes et bonnes femmes de cette planète même si votre temps n’est que minutes ou secondes à l’échelle de la TERRE ; on vous aime de toute notre animalité. Pour nous préserver, vous et nous, apprenez nous encore , creusez, partagez tout en restant sceptique !

Festin de chatte

 Ils s’étaient attendus , désirés depuis tant de temps . Ils s’étaient espérés chauds comme la braise sans limite, sans tabou, Ils se « voulaient » l’un à l’autre, l’un dans l’autre , l’un pour l’autre dans la plus pure lubricité charnelle au-delà de tous leurs fantasmes. Elle chatte mutine, lui grand carnassier allaient enfin se retrouver.

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Oui, oui le père Noël est bien passé

Quand on teste le tirage d’une cheminée , on surprend parfois le père Noël dans une drôle de posture .Il n’était pas dans ses petits souliers en pensant à la botte, à sa  » hot » .Il fut bien marron à vouloir farcir la dinde . « Oh chouette , un dessert flambé à la place de la bûche  » se dit cette donzelle , ayant l’eau à la bouche.  » Elle se remémora la photo traditionnelle annuelle où on lui promettait : le petit oiseau va sortir ! Je ne suis point oie blanche. Viens mon petit canard, mon sucre d’orge  que je te déguste en papillote! Si tu es sage , tu goûteras à ma griotte, mon berlingot ou ma praline ! « 

Y a belle lurette que Lo(u)ve ne croit plus au père Noël, aux contes de fées .Elle vous dévoilera bientôt peut-être ce qu’elle a trouvé dans sa cheminée !

Comptine du loup contre la fuite du Temps

Tu me dis :  » Je vais disparaitre.  » Cette menace retentit comme un coup de gong, un uppercut en plein visage, comme une avalanche mortelle , un tsunami emportant tout sur son passage.

Je me noie alors dans un verre d’où les souvenirs émergent. Tel un iceberg sous l’effet du réchauffement climatique, je fonds en pluie des yeux, en brumes éthyliques, assaillie par les images mentales imprégnées de toi, récurrentes, obsédantes. Mon corps, lui aussi , se rappelle chaque caresse, chaque étreinte, chaque désir exprimé, dessiné, gravé maintenant dans la pierre du cœur et de l’âme. Rappelle-toi aussi de cette dernière rencontre chair à chair, volupté à désir, jouissance à plaisir, réalité à fantasme et plus encore !

Je me perds à t’aimer au-delà de l’art du sensuel éprouvé, du sexuel irraisonné, d’une initiation renouvelée de sexe tendre, de tendresse crue. Tu  aimes tes  » femmes », tes  » chéries », tes douces , tes ….et me gagnes à les aimer aussi et à me perdre. Accroche- toi à moi, je te serre fort et je t’enlace de mes cuisses quand tu te sens attaché ailleurs. Je ronge de mes crocs le nœud gordien qui t’enchaîne à tes incertitudes, tes maladresses, tes doutes, à ce « vouloir faire le bien à tout prix ». En dénouant l’inextricable, je glisse et perds le fil. La lame du rasoir sectionne net une virtualité éthérée et ta douce réalité naît d’une parole malheureuse, d’une magie tronquée, trompeuse censurée , sans sûreté. Autant d’estafilades que nos désirs frustrés, que nos plaisirs retenus, que nos rendez-vous ratés et pourtant …..

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Coït prémédité, sot, licite action !

C’était sauvage et brutal tout comme son approche. Il s’était collé à elle à peine  entré dans la pièce, sans un mot, sans un bonjour. Avant qu’elle n’esquisse une seul mot , il lui fourra sa langue dans la bouche jusqu’au fond de la gorge , lui bavant sur le visage. Traduction non verbale de  son désir bestial de la prendre, de la posséder . Aucune place à de beaux discours, aux délicieuses caresses , aux savants jeux érotiques en préliminaire.

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Tenue de fête

C’était son anniversaire et elle se doutait que son Maitre lui réservait une surprise dont lui seul avait le secret. Son chauffeur était venue la  » cueillir » au pied de son domicile et la conduisait en silence chez son hôte. Comme à l’accoutumée , un message déposé dans l’entrée l’attendait . « Monte te préparer. Tout t’attend dans la chambre et rejoins moi au grand salon! ». Elle se plia à ce cérémonial en découvrant sur le grand lit blanc la tenue de la soirée. Bas couture de soie d’une finesse extrême, porte-jarretelles d’une taille minimaliste , un long collier et une robe incroyable d’une texture qu’elle ne connaissait pas . Tout un programme dans cette transparence moirée, ce toucher .Comment allait -elle arriver à se glisser dans cette seconde peau  et que lui réservait son Maitre?

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