Peau aime

Emprisonnée dans la cage des rêves, je m’évade en pensées vers toi, vers ta peau, ton parfum envoutant, cette douceur satin et soie qui appelle irrésistiblement mes lèvres, ma bouche pour la couvrir de baisers.

Mille papillons se posent sur ta nuque, virevoltent  le long de ta colonne vertébrale pour se nicher dans les replis secrets , les dédales du labyrinthe de ton cœur .

Tes dents, perles nacrées, je les imagine mordillant à loisir, à plaisir, les lèvres de ton aimée. Tu fais apparaitre une minuscule goutte de sang  qui ruisselle lentement dans le cou pour finir mélangée aux virgules de sueur, ponctuation née des caresses  tant désirées.

 Réchauffons-nous à la chaleur de nos âmes, qui se lient et s’entrecroisent en une dentelle aux fils inextricables de nos envies, de nos désirs, de nos plaisirs de nos appétits et de cette soif éternelle d’infini aux confins des profondeurs abyssales.

Toi , le maitre de la lumière, tu fais fuir les nuages sombres des craintes  , de l’absence, de l’attente des corps inassouvis. Ton rayonnement et ta chaleur éloignent  le brouillard des doutes et des peines , réchauffant l’âme, déchargeant le fardeau d’un cœur lourd.

 Chaque seconde égrène  sur la pendule de notre amour, balancier, équilibre, battement incessant du cœur , rythmant à l’unisson, en harmonie, en chant, en murmures , en soupirs, en onde propageant notre énergie vitale , dans le cosmos , en pluie, poussière d’étoile, graine d’espoir et de bonheur.

Tes gestes, ta douceur, ta tendresse, ta bonté, ton regard bienveillant, réconfortant, apaisant , sur la nudité vraie de nos sentiments, sont autant de cadeaux du monde immatériel , magnétique, mystérieux : l’amour que nous nous donnons , que nous recevons . La clé coulisse alors dans le cadenas du cœur, de l’âme. La grille de la cage des songes s’ouvre . Les yeux encore mi-clos, je cueille dans ton souffle l’arôme de ton amour.

Nous nous libérons , en pensées réunies des limbes de la nuit, des torpeurs nocturnes, des évasions somnambules et célébrons le premier rayon de soleil qui pointe.  L’humidité de la nuit couvre encore nos corps se métamorphosant en rosée délicate et parfumée. Effluve de nos corps enlacés, elle ruisselle goutte à goutte. D’une langue taquine , je lèche goulument le sel de ta peau, de ta vie, le miel de ton cœur et ce nectar divin apaisant porte un nom : Amour.

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