Sex Art, partage érotique et ludique sur la toile

Depuis le temps qu’ils l’attendaient , il était enfin arrivé . Laure et Blue tenaient enfin ce petit paquet commandé sur Internet. Amis, amants, , complices, amoureux de la sensualité , ils aiment explorer ensemble la richesse d’une sexualité joyeuse, épanouie nourrie de leurs fantaisies, envies , désirs sans cesse renouvelées par leur curiosité insatiable de sortir de toute routine. Ils adorent se surprendre et partager des plaisirs nouveaux , stimulant leurs corps et leurs esprits.

Amusés par les émotions et excitations d’une séance de tatouages gourmands et éphémères à base d’une peinture comestible au chocolat , Laure avait trouvé une autre idée d’art corporel dynamique, sensoriel et sensuel à expérimenter : le Sex-Art.

Les mains tremblantes, elle déballe le colis. Il est constitué d’ une bâche imperméable de protection, une toile vierge ( grand poster à afficher, l’œuvre charnelle accomplie), des pots de peinture aux noms évocateurs :Serre moi dans tes draps, Fabrique d’orgasmes, Pyromane sentimentale, Libre comme l’ Art, Scandaleuse d’un Soir … Douze teintes prêtes à s’entrechoquer, se mélanger , fusionner et s’unir avec jouissance. Blue pousse le canapé, décale la table basse , y place quelques bougies aux fragrances subtiles et choisit une musique d’ambiance , source d’inspiration à leur créativité .

Blue prend les devants . Enlaçant sa belle, il la fait virevolter et la dépose avec délicatesse sur le canapé tandis qu’armé de la bâche il attaque une danse sensuelle . Toge romaine, puis cape de Zorro , la voilà déployée et posée sur le sol . Au tour de la toile d’être lentement déroulée au rythme de ses hanches qui chaloupent et tanguent lascivement. Il rejoint sa belle et leurs lèvres s’attirent, leurs langues se cherchent, se mêlent. Fiévreux, chacun déshabille l’autre avec empressement. L’impatience, l’excitation sont palpables, électriques.

A Laure de prendre le relai. Elle se dégage de cette chaude étreinte et se libère du tanga glissé sur les chevilles, s’agenouille devant Blue et le lui applique sur les yeux . bandeau de dentelle et de fragrance intime qui n’empêche nullement son amant d’entrevoir le spectacle qu’elle lui offre alors. . Elle saisit un des tubes de peinture , le promène le long de son corps, de son ventre, ses seins, son cou gracile, ses joues , de ses lèvres . D’une moue gourmande , tirant une petite pointe de langue , elle le décapsule de manière suggestive. Blue ne peut s’empêcher de commencer à se caresser en la voyant faire. Son sexe palpite en se projetant mentalement à la place du flacon qu’elle manipule avec dextérité. Il voit ses doigts en anneau coulisser sur toute la longueur pressant, comprimant, fluidifiant la peinture et son cerveau en synchronicité. Laure porte sa main à sa bouche et apres l’avoir enduite de salive , dans un éclat de rire, plonge ses doigts dans le pot et commence à appliquer sur son corps les pigments du liquide coloré. D’un geste instinctif quasi animal , elle verse le pot entre ses seins. Blue admire l’onde de frissons que la « rivière » picturale déclenche  en coulant vers le bas-ventre de sa chérie. Ne pouvant plus résister à cette attraction charnelle, Blue se lève, plaque ses mains sur la poitrine et tartine avec délice ces petits monts laiteux qu’il recouvre de volutes, de spirale, qu’il redessine . Il sent les tétons qui se dressent sous l’emprise de ses paumes . Laure se colle à lui , saisit un autre pot de couleur et le verse dans  son dos . La voilà qui devient brosse, rouleau . Elle se met à danser à son tour se tournant et étalant de ses fesses, de ses cuisses ,de ses jambes qu’elles balancent et agrippent autour du corps. Corps à corps, peau à peau , à eux de s’enduire ainsi mutuellement le moindre repli , la moindre particule épidermique.

Ils se laissent tomber au sol , sur la toile immaculée et dans des roulés boulés , tandis qu’ls se dévorent de baisers et que leurs mains se cherchent, se palpent, la trace de leurs ébats commence à naitre.

Les corps échauffés, entremêlés ruissèlent de peinture et de sueur. Longues dégoulinures de couleurs en cocktail , la rivière devient fleuve tumultueux s’écoulant, en éclaboussure, des berges de leurs peaux moirées. Quel torride enchevêtrement où ils se frottent, glissent, coulissent, s’entourent, s’enrobent , se dérobent. Blue attrape Laure par les hanches et lui faisant ployer les genoux , la dépose , l’étend sur la toile maculée déjà de quelques taches . Son menton, ses lèvres, sa langue deviennent pinceaux pour barioler son joli mont de Venus, son abricot.

 » Chevauche _moi! Offre-moi ton clito, ta fente trempée. Que la salive et la cyprine ruissellent et délavent cette œuvre d’amour et de lubricité. Je veux te voir, te sentir jouir, ma femme fontaine, ma muse aquarelle. Abreuve moi à la source de ton inspiration, de ton plaisir . Branle- toi sur mon pinceau enchanté au rythme des saccades, des secousses  volcaniques de ton sexe en fusion ou viens camper ta cage d’entrecuisse sur mon visage , que le pieu de ma langue avide te fouille, te trifouille, enlace ton clito et le froisse. Le gober , décapuchonner la perle , la polir, la faire briller . Mmmmm j’aime ton clito quand il se dresse phallus, qu’il réclame ,qu’il s’exprime et t’emmène vers un tsunami d’irradiation atomique.  » Laure sent son corps qui se tord, s’arque boute, flux et reflux de la marée de sensations qui l’envahit. Désir, plaisir, frissons, secousses, la corde se tend à rompre. Dans un cri, elle jouit et coule sur les lèvres, le cou de son homme -toile, son homme tableau, son homme chef d’œuvre.

Le temps de reprendre ses esprits, la voilà qui pivote et se penche pour, à son tour, prendre en bouche la queue tendue, gonflée, pinceau sensuel d’un Blue déjà nourri du plaisir de sa belle cavalière.

Dès qu’il perçoit le souffle sur son gland, le frôlement des lèvres de sa partenaire, il émet un long gémissement. Il adore comment Laure le suçote, le tète, le gobe, l’englobe, le ventouse, l’aspire, l’avale et le repousse, le rattrape et le happe. Plaisir de sentir se mains visqueuses  jouer avec ses bourses , lubrifier sa tige ou l’enserrer tandis qu’une pointe de langue , apres avoir suivi le pourtour de l’ourlet de son gland , le lape , suit la ligne du méat avant de le pénétrer et de se sentir emprisonné alors entre des lèvres, anneaux serrés et de se sentir balader entre les joues, cogner contre le palais, chatouiller par la glotte. Mmmmmmm cette grotte aux parois élastiques et trempées. Et ce flot de salive qu’elle laisse volontairement dégouliner le long de s verge, sur ses boules . Les mains détrempées qui s’activent ou s’arrêtent et le squeezent pour que le plaisir dure et s’intensifie. Il craque aux caresses buccales expertes  de sa petite Salope, sa déesse joyeuse de sexe et de sensualité, sa ludique, sa Maitresse , son intime . Deux derniers aspirations plus rapides, il n’en peut plus et ne peut retenir . Jet puissant de sperme chaud qui gicle et macule les lèvres de sa pompeuse endiablée. D’un doux revers de main, elle s’essuie, porte un de ses doigts à a bouche et le goute avant de poser sa paume de main sur la toile pour y déposer la trace odorante du fluide intime .   » Regarde , Trésor, la marque de nos corps, nos virgules indécentes, nos majuscules graphiques , il y a du Pollock, du Picasso , du Baudelaire pictural dans nos  Fleurs du mâle , arrive t’elle à dire en riant. . Ce soir , pas de son et lumière mais une  nature vivante, peinture odorante éphémère, sensorielle. Sueur, cyprine, salive et sperme ont dilué, étalé, mélangé en un camaïeu de teintes les empreintes, les étreintes, les soupirs , les murmures .

 » Attends un peu, mon égérie, ma princesse, ce n’était que la première couche. Ce  » love art sensual & human » n’est pas achevé. »

 La suite de leurs ébats, de la touche finale et  la signature érotique, traces physiques orgasmiques , ces 2 artistes peintres vous le conteront prochainement. A eux de dévoiler les secrets d’un souvenir pour toujours, affichant avec fierté sur le mur de leur chambre l’impression abstraite de l’éphémère renouvelé.  

N.B: Inspiré par l’artiste Yves Klein et ses anthropométries, période bleue en 1960 où il enduisait, en public, le corps nu de ses modèles qu’il utilisait ensuite comme de véritables pinceaux humains sur ses toiles , Jeremy Brown , un américain d’ Atlanta reprend en 2008 ce processus artistique . Sous l’impulsion d’une amie, intriguée par cette technique  sensuelle le pousse à créer et commercialiser un kit de peinture . The   » Love is Art » est né. Pour Jeremy « L’Art demande de la patience, une dédicace, une pratique, créativité, ouverture d’esprit et ouverture du cœur ..tout comme le fait l’amour .. Alors Love is Art . En 2018, un strasbourgeois reprend le concept haut en couleurs et en fluides corporels pour offrir un cadeau original à sa chérie .Ainsi arrive Blash  sur le marché.

Laisser un commentaire