Ire oh , ah !

De l’ire, oh j’ai là !Tatouez moi la peau, quand louve frustrée je me traine à vos pieds! Rose sauvage, la soie du kimono se déchire sous les épines. Dos vouté, la Geisha s’étiole. Elle vous a dans la peau et de ne s’arque bouter, de ne point frissonner, elle perd pied. Encordez son corps ! Sous la contrainte et la morsure du lien qui l’enserre , c’est l’attachement à vous qui se dessine . Les marques dermographiques sont les cicatrices éphémères d’un moment fort d’abandon qu’on ne s’autorise pas dans la vie. Je me laisse tomber entre vos cordes tissant la liberté de m’échapper, acceptant de me laisser aller par vous, dans cette suspension hors du temps et de l’espace . Tu respectes mes limites, tu noues mon souffle , pares mon corps d’émotions et d’amour dans une communication non verbale dont les vibrations en exultent les soupirs, les désirs, le plaisir.

Attachée, éprise, le jeu du je devient vous, devient nous. Vous m’effleurez , m’enchainez de chanvre.Faites chanter la douce morsure des  chaines. Mon corps ploie, se tord , se relâche. Il accepte, il réclame , sans défense, en confiance et mon âme s’envole , vous rejoint . Chrysalide kimono , le cocon déchiré, Geisha papillon aux ailes nues déployées, vous me faites retoucher terre dénouant avec tendresse le fil d’Ariane tendu à l’extrême .

 Expression brute de l’amour et de l’émotion qu’être attachés, liés. Tatouée de vous , elle vous a dans la peau , la nippone friponne que je suis en frissonne . Je vous enlace alors , entrelace nos corps d’âge Effleurement, douce morsure enserrement qui libère , empli de désir et de plaisir , le corps ploie , se tord, se lâche.

Mais l’encordeur déstresse et détresse. On efface, faut faire face , pile ou face. Epiler ou piller la chatte de la gaie, de ce nœud gordien la geisha  n’est plus tienne, n’est plus, tiens !Quel dénouement !  Un des « nous » ment !

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