Déclaration de non -amour

Je ne t’aime pas quand :

tu ne tournes pas 7 fois ta langue dans ma bouche et blesse d’une maladresse , d’une réaction impulsive  en décochant une phrase assassine , frôlant la déraison, l’exagéré, .

 quand tu fais des suppositions, des interprétations alors que tu es le premier à rappeler dans les accords de Toltèques les précautions du parler juste pour éviter ces écueils.

Quand tu reprends certaines de mes paroles, les ressortant hors contexte pour leur en donner un sens contradictoire. Cette distorsion , c »est falsifier intentionnellement les faits retournant la situation à ton avantage ou te posant en victime.

Quand tu utilises le mot « reproche » à la place de constatation fermant ainsi la discussion .

 quand tu n’acceptes plus mes silences que tu trouvaient si porteurs de sens avant  et que tu perçois comme accusateur ou boudeur désormais.

Quand pour justifier des émotions négatives l’argumentaire est que je suis incompréhensible dans la communication.

Tu penses, parles ou agis pour moi auprès d’une tierce personne, falsifiant l’intention derriere certains mots.

Quand tu généralises et me catalogues systématiquement comme  » jalouse, possessive, exclusive » . Ne l’as-tu pas été à un instant T ?

Tu me reproches des mensonges alors que tu as peut-être été le premier à utiliser les mensonges par omission ou plus directs , les exagérations ( quand 2 devient 20 pour toi, quand le gris devient noir …) et que, seul toi , a ce droit pour protéger alors que les miens seraient pour te nuire.

Quand sous couvert de franchise, tu me demandes de faire l’énumération de ce qui devrait changer en toi pour améliorer notre relation et que cette liste devienne à tes yeux autant d’accusations, de reproches, de défauts, de griefs alors que ce ne sont que des éléments subjectifs, des ressentis déformés parfois dans une tempête d’émotions négatives comme la contrariété, le dépit, la colère, la tristesse.

Tu oses dire avoir utilisé le questionnaire d’Arthur Aron ( Professeur en psychologie , Université  Stony Brook, New York) dans un jeu de séduction en connaissant les aboutissants : plus que d’amener à des confidences intimes, c’est  charmer et mettre en état amoureux l’autre en jouant sur le facteur ‘ vulnérabilité’. C’est avouer un côté manipulateur, dévoiler un élément de ta part d’ombre. 

Ces  » je ne t’aima pas » sont des « je t’aime moins » ou « je t’aime mal » mais renvoient surtout au fait que je ne m’aime pas quand :

j’utilise tes propres armes et te retourne en effet boomerang le même mécanisme verbal.

Je ne m’aime pas quand je ne laisse pas glisser une parole malheureuse, une maladresse et y réagis de manière inconsidérée.

Quand je me sens dupée, trompée, quand je réalisé ma naïveté, ma bêtise, mon erreur de jugement .

Quand cela renforce la dévalorisation et la perte d’estime de soi , que cela m’entraine dans un sentiment de solitude, que cela me fait perdre confiance en moi, me rend agressive, me fait émettre des doutes quant à mes capacité de communication avec autrui et pire quant à mes capacités d’aimer.

Tant de similitudes dans ces causes de mauvaise communication , de rupture de dialogue , de méprises , d’interprétations erronées, de quiproquos semblent révélatrices  de nos 2 modes de fonctionnement . Ces collusions inconscientes particulières « sont appelées  « l’échange des dissociations » par les psychothérapeutes. Nous présentons toi et moi les mêmes difficultés , les mêmes défaillances cherchant pour se protéger à les mettre en exergue, les dénoncer chez l’autre , pour nier nos propres fragilités, gènes, défauts.

 Mais cette vulnérabilité , ces maladresses, ces insinuations, ces distorsions , ces flèches et piques acerbes, ironiques, ces coups de gueule , amour et haine font ce que tu es, ce que je suis, ce que nous sommes . Qui suis-je pour te demander de changer ? De quel droit? En l’occurrence ces attentes seraient les mêmes de ta part.

Déclaration de non -amour ou ressentis mentaux. Du trop ou mal, de s’agacer car pas assez, mais pas lassé des corps à cœur et des accords . Un jour, toujours, l ‘ Amour : un tout . C’est à prendre ou à laisser .

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