Festin de chatte

 Ils s’étaient attendus , désirés depuis tant de temps . Ils s’étaient espérés chauds comme la braise sans limite, sans tabou, Ils se « voulaient » l’un à l’autre, l’un dans l’autre , l’un pour l’autre dans la plus pure lubricité charnelle au-delà de tous leurs fantasmes. Elle chatte mutine, lui grand carnassier allaient enfin se retrouver.

Ils se mentent, ils se trompent . Ils se dupent depuis des semaines. Les voilà au pied du mur dans cette chambre d’hôtel. N’y aura-t-il vraiment que du sexe? Est-ce que ces 2 là , préparant, planifiant, voulant s’interdire tout « je t’aime » arriveront-ils à se faire croire  qu’aucun sentiment,  quel que soit le nom qu’on lui donne, évitera que leurs corps leur cachent ce qu’ils ne veulent s’avouer? Ils sont pansexuels tous les 2, complices et confidents revendiquant l’amitié sexuelle , riant de se définir comme le sex toy joyeux chacun l’un pour l’autre .  Aimer beaucoup, tenir à …. Pourquoi ne pas se dire « J’aime le sexe et particulièrement avec toi. Tu me tiens en quelque sorte en laisse quand je ne peux plus me passer de toi »? Mais pour ces 2 là il n’y a pas  qu’une attraction sexuelle , qu’une réponse en accord à des envies quand la libido s’exprime . Bien sûr c’est un plus que de s’exciter à 2 dans les mêmes envies , d’être en synchronie dans la montée du plaisir et de pouvoir tout exprimer comme elle et lui , dans l’anticipation de leurs retrouvailles, la joie du corps et de l’esprit , de l’affect et du pulsionnel . Sentir l’autre dans le désir, dans la forme verbale et charnelle de l’explosion des sens , quand le corps s’électrise, quand la vue, l’ouïe ,l’odorat, le toucher et le gout  sont source d’excitation ,stimulation,  quand vibrer au rythme saccadé de la jouissance de celle-celui qui vous accompagne à ce moment vous submerge, vous embarque .

 « Je ne me sens plus seule à cet instant , je surfe sur ta vague avec l’envie pressante de voir  ton sexe érigé aller et venir , palpiter  et que tu entendes la musique sexuelle d’une vulve gonflée ,agitée, tripotée, trifouillée. Regarde ce  clito rivalisant avec ta magnifique verge , mon bouton plus luisant que jamais qui aimerait tant caresser et baiser ton gland . » Voilà ce qu’elle lui offre, voilà ce que son corps qui se tend, qui se cabre, qui s’écartèle lui dit.

« Tirer les rois , tirer la reine . Fourre moi comme l’est la galette ! Régale toi de ma frangipane !Déguste moi de ces doigts, de ces lèvres, de cette langue avides de trouver la fève!  Mettons nous à l’amende si l’un des 2 n’arrive pas à jouir ! Tu sais que je ne me retiens pas sauf par punition ultime et qui des 2 en paie vraiment le prix , qui en est la victime et qui le bourreau des corps quand le cœur est au bord de la défaillance ? ». Mais avant d’en arriver au dessert , les 2 amants s’étaient offert tout un festin.

Des l’accueil , les rôles du jour furent attribués. Elle s’était dirigée vers le placard aux « merveilles » et en avait extrait un collier , une laisse. Il avait complété de ces fines chaines ornées de pinces de seins qui habillaient le corps, parait de bijoux intimes la féminité sensuelle alors magnifiée. Collé à elle , il la déshabilla de baisers, de caresses faisant glisser sa longue robe fuseau qui moulait chacune de ses courbes.  Lui mordillant les lèvres et les aspirant serrées entre les siennes , il lui passa le collier de  » chien » autour du cou , la harnacha des chaines , fixa le mousqueton à l’anneau reliant les différents éléments de ce harnais de maillons  cliquetant comme autant de petits soupirs en prémices aux leurs. D’une main ferme, il la fit ployer les genoux et se positionner à 4 pattes devant lui. « une petite promenade, ma Chienne, mon amour ». Le jeu était lancé . Et elle de répondre à cette demande tout en contournant les consignes . Elle se mit à ronronner , à sa cambrer puis faire le dos rond, à balancer lentement ses hanches, à pointer ses fesses vers le haut. Elle avance à petits pas , croisant les lignes d’épaule et de bassin en une lascive danse animale. Elle s’approche, elle se frotte comme le ferait une chatte. « Je suis votre féline. Loin d’être canidée, je serai fauve, je serai leoparde, guéparde, lynx ou tigresse pour vous ce soir. Je serai chaton angora si vous souhaitez la douceur, je serai griffes et crocs pour plus de sauvages étreintes. » Accompagnant de gestes en coup de pattes de velours glissant sur les cuisses de l’homme, du bipède elle miaule et feule et gronde. Il lui flatte la croupe et laisse glisser sa main vers son entre-jambe . Elle se cabre, montre les griffes, se rebelle et tire sur la laisse . Se faisant , elle sent les pinces mordiller la chair et tirer sur ses tétons. Sensation qui réveille encore plus l’envie qu’elle a de ce Maître cherchant à la domestiquer. Traversant la pièce centrale de l’appartement , il la guide vers le grand fauteuil de cuir , s’y assoit. Elle , toujours à 4 pattes  fait demi-tour . Lui tournant le dos , elle lui offre alors le spectacle de ses fesses , de ses cuisses entrouvertes, de son sexe encore fermé (joli abricot épilé) . Tendant ses bras au-dessus de la tête , elle se laisse tomber sur le sol . Position accroupie , jambes ouvertes écartant la lignes des fesses, ouvrant au regard sa vulve humide  du désir qui croit. « Puisque tu cherches à prendre des initiatives , ma petite chienne, ma lubrique romantique, je ne te toucherai point ce soir . A toi de nous mener sur les ondes du plaisir et de nous en faire jouir . N’attends aucune caresse , aucun contact direct de mon corps dont je serai responsable . A toi de faire , à toi de nous faire vibrer et vivre! »

Disant cela il tire à petits coups secs sur la laisse passant  subvertissement entre les petites lèvres , frottant au passage Mr clitophallus , remontant sur le pubis de sa féline et tirant à chaque secousse les tétons déjà tres sensibles. Un frisson à chaque saccade , une onde de plaisir qui envahit le bas ventre, le creux des reins . Elle se trémousse, elle gigote, elle ondule et met en tension les chaines en ployant les genoux en balançant ses  hanches . Il la voit se caresser et se donner du plaisir , ouverte, offerte, indécente et sublime dans cette lubrique danse . Mouillée de cyprine , au bord de l’extase, elle se redresse et s’approche de lui .Elle se tourne et lui présente ses fesses, son sexe trempé au-dessus des cuisses du Maitre . Elle le frôle, elle le presse, elle l’entoure, elle l’enrobe . Ses muqueuses intimes lui caresse le sexe . Sa queue déjà dressée , excité par ses gestes impudiques, par sa danse de chatte diablesse , il cramponne les accoudoirs du fauteuil . La laisser faire, la laisser venir, la laisser faire grimper le désir , la laisser l’emmener aux portes de la jouissance . La voilà assise sur ses genoux, elle glisse, elle l’enlace, elle le masse, elle l’écrase . Toujours pas de pénétration , juste ces frottements, ces échauffements peau à peau , sexe à sexe sans s’introduire, sans posséder . Son clito gorgé, gonflé rivalise avec son gland décalotté, turgescent . Elle le baise ainsi de baisers de ces 2 érections partenaires, complémentaires . Mouvements gracieux qui font présenter sa mâle « sexitude » à l’entrée de sa féline bouche à 4 lèvres. Elle sent sa respiration se faire plus rapide , le sent se tendre , vouloir comme une délivrance qu’elle se laisse enfin tomber lentement , oh oui tres lentement pour s’empaler au ralenti sur sa » durcité » érigée . Il adore, il frémit, il râle doucement en se sentant aspiré ainsi millimètre par millimètre , là si chaud, si serré, si élastique, si accueillant . Il s’agite et secoue fébrilement la laisse pour l’accompagner dans ses montées et descentes , dans ses glissements, ses froissements, dans ses tangages et ses rotations , dans ce vertige qui envahit la tête  quand la digue va rompre et le plaisir devenir orgasme  déferlante. IL l’attend , palpitante, excitée, incontrôlable .  » Accélère oh oui accélère ma belle, et viens rugir, je n’en puis plus de me retenir! » Il guette ses premiers gémissements et de l’entendre jouir , il gicle en elle et ses spasmes la font hululer, feuler et rugir , tête rejetée en arrière, corps de liane arque bouté , tendu à se rompre . 

C’est avec beaucoup de délicatesse qu’il lui retire une à une les pinces, les chaines, le collier , la laisse .Il la soulève comme une plume et la dépose sur le grand lit trônant au milieu de la chambre. Passant une main dans sa chevelure comme il le ferait de sa crinière de fauve , il l’embrasse et lui murmure des petits mots crus et tendres , des mots d’amour et de luxure, des mots romantico -érotiques. « Donne toi encore ma prêtresse païenne , ma chienne chatte, ma féline , ma divine salope . Je veux te voir et t’entendre jouir encore. Je veux ton hululement qui précède , tes gémissements , ton glapissement qui devient rugissement spasmodique. Et elle de s’exécuter de bonne grâce. Ils s’installent allongés en cuillère  , son sexe turgescent bien calé dans le sillon des féminines fesses . Elle lui pose une de ses mains sur les seins et lui donne comme consigne de poser l’autre, aussi légère que faire se peut sur sa propre main qui s’active sur son petit con dégoulinant encore de sperme et de cyprine.  » Vous ne devez que me frôler et suivre mes mouvements sans que je ne perçoive une pression supplémentaire. Saurez-vous résister, Maitre! » La règle de leur petit jeu est défini. Elle sourit que de le sentir se raidir à chercher à ne point bouger tandis qu’elle commence à glisser un de ses doigts dans sa fente gourmande. 3oh oui fais « nous  » l’amour ainsi en te branlant, ma chérie. Je veux te sentir te baiser, te pogner ta chatte et ton clito. Fais baver la bête , la faire mugir. » Sentant le souffle se son amant sur sa nuque , elle commence par de lents effleurements sur toute la longueur de son sexe, descendant jusqu’à son petit orifice et revient . Elle humecte 2 doigts de leurs fluides mêlés et fait caracoler son clito. Elle le câline, le dorlote puis le pince et le tire , joue avec lui comme d’une corde de guitare , le titille , l’exaspère et plonge alors avec délice dans sa chatte bien ouverte . Il l’accompagne de l’extrémité de ses pulpes cherchant toujours à contenir l’impatience, l’envie d’agir et la voilà qui l’agrippe et l’empresse de ne plus bouger. Elle rejette son bras libre vers l’arrière et attrape d’une poigne ferme le cul de son Maitre . Effectuant des poussées habiles c’est lui qui, passivement met en transe son bassin . Elle sent sa verge coincée entre leurs 2 corps se raidir et pulser tandis qu’elle continue dans cette sarabande à faire coulisser leurs doigts enchevêtrés. Ils butent contre le pubis  faisant rouler ainsi ce cordon de chair si sensible , partie immergée du clitoris qui frétille, qui se tend pour venir participer à la fête . Elle alterne avec subtilité les lentes caresses appuyées , la circlusion des doigts que les muqueuses enrobent, entourent, savourent . Une onde frémissante laisse bientôt place à la vague grossissante . Elle ne peut s’empêcher d’une voix au souffle court de lui dire :  » Oh j’aime ..Mmmm la boule électrique, ça irradie dans tout mon bas-ventre, au creux de mes reins , dans les cuisses  »  et lui de l’encourager  » continue , ne t’arrête pas , vas-y , fais toi reluire. Bave encore, inonde nous! Je sens ton bouton si brulant, je te sens devenir béante, ma goulue, ma salope , sois encore plus chienne, sois ma fauve affamée .   » Il la colle, il la serre, il l’enlace de son souffle rapide, de ses battements de cœur qui s’emballe . Il la presse de son sexe gonflé, endolori . Il se nourrit de ne pouvoir se glisser dans l’un de ses orifices , c’est son cerveau qui est là pénétré, envahi par la vague de désir. Il la sent qui se tend , perçoit chacun de ses muscles tétanisé . Il le sait, elle va venir , perdre pied . Tout s’accélère, elle se déchaine. Il l’accompagne et ne peut se retenir d’exercer les dernières pressions , de la fouiller, la trifouiller , enfoncer leurs doigts dans ses recoins les plus profonds et dans une dernière ruade la tornade se déclenche. Des râles de volupté, le cœur battant la chamade, le souffle coupé, elle les inonde du tsunami de jouissance tandis qu’il se répand en spasmodiques giclées au creux de ses reins . Elle se retourne et le prend en bouche pour le déguster dans ses derniers petits spasmes jusqu’à ce que sa queue se calme, qu’il n’y ait plus le moindre soubresaut .

  » Et bien ma lubrique, ma coquine féline, ma guéparde assouvie, viens te nicher et te pelotonner dans le creux de mes bras!  Berçons nous de tes ronronnements tandis que je te caresse le pelage . Quelle soirée , quel régal . Vivement les premiers rayons du soleil , pour nous rassasier encore et encore . Que gouterons nous pour le petit -déjeuner? « 

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