Coït prémédité, sot, licite action !

C’était sauvage et brutal tout comme son approche. Il s’était collé à elle à peine  entré dans la pièce, sans un mot, sans un bonjour. Avant qu’elle n’esquisse une seul mot , il lui fourra sa langue dans la bouche jusqu’au fond de la gorge , lui bavant sur le visage. Traduction non verbale de  son désir bestial de la prendre, de la posséder . Aucune place à de beaux discours, aux délicieuses caresses , aux savants jeux érotiques en préliminaire.

Tandis que sa langue fourrageait sa cavité buccale , il vérifia sans ménagement l’état d’excitation de sa Douce. Même dans ces moments de pulsions sexuelles qu’il ne pouvait canaliser , il l’appelait « ma douce » tout en l’apostrophant .  » Mouille ma salope, dégouline de cyprine ! Je te veux encore plus chienne! » Lui glissant un doigt dans la fente et la trifouillant dans les moindres replis , de l’autre main il la fait se courber. A la limite de la rupture d’équilibre , elle se rattrape au plan de travail devant elle .  Un appui entre ses omoplates , la voilà le buste plaqué dessus , tandis que prestement il lui arrache son string.  » Bouge ton cul, remue de la croupe pendant Que je lubrifie ma queue  à l’entrée de ta chatte qui dégouline déjà d’envie . Ah pas de poésie ce soir, ma chérie , je vais t’emboutir, te pilonner, te défoncer jusqu’à ce que tu cries de plaisir. Les seuls sons que je veux entendre sortir de ta bouche avant d’enfoncer ma bite et que tu la suces , la pompes  »

  » Je te bâillonne de ma queue , je t’empêche d’exprimer autre chose que ce que ton corps ressent . Ah ma garce, tu me réclamais de me montrer plus animal , de ne pas te ménager tant par les mots que par les gestes . Tu m’as chauffé à blanc toute la journée par tes messages , tes métaphores , tes visions oniriques et poétiques . En voilà de la poésie ! »

Ayant empaumé les fesses de sa mie d’une main et de l’autre tenant son braquemart il fait glisser son gland décalotté entre les cuisses , récupère un peu de cyprine et la glisse le long de la raie . Elle , d’abord surprise  hésite entre prendre l’air offusqué d’une pseudo- coincée ou se prêter au jeu de son fougueux amant . Ni une ni deux , la voilà qui cambre et qui se cabre sur la table , tendant vers la queue l’entrée de son orifice .  Elle le sent y exercer une pression apres l’avoir humidifié. Un temps d’apnée , se détendre, relâcher les tensions et le laisser y glisser quelques millimètres . Il la connait, il guette le bon moment où la dilatation sera telle que c’est elle-même qui  dans ses balancés de croupe le fera s’y enfoncer d’un coup jusqu’à la garde .

Elle se mord les lèvres de n’avoir point le droit de prononcer les mots d’encouragement . Il n’en a pas besoin ce soir . Son excitation est à son maximum . Fi des  » oh oui, prends moi par derrière, viens , défonce moi la rondelle , encule -moi , je veux te sentir me fouiller, me farfouiller , me vriller , me démonter ». Etonnement , une fois glissé dans son fourreau étroit , ce puit sans fond il ralentit la cadence  et commence de longs va et vients plus lents  .Il prend son temps et vient peser de tout son poids pour qu’elle sente ses couilles la frôler tandis que tout son membre est en elle . Tandis que l’anneau devient un peu plus élastique , il glisse une main  et commence à lui caresser , lui pincer , lui dorloter, lui maltraiter consciencieusement,  comme  elle l’aime , son clitoris. Faisant naviguer deux doigts de ce phallus féminin à l’intérieur de sa fente, il accompagne sur le même rythme chaque oscillation du corps de sa belle qu’il perçoit de petits coups de boutoir, puis stoppe soudainement.  » Oh oui , ma Douce, ma sauvage , à toi de gigoter pour que ma bite continue à vibrer en toi . Ah tu m’as réclamé d’être sauvage , d’être primitif, d’être cannibale ! »Elle gigote, elle se trémousse en fonction des degrés de liberté que la position infligée lui permet.

Aucune violence dans cet acte, mais un scénario dont ils avaient parlé depuis longtemps . Elle l’avait presque supplié de se lâcher un peu plus que d’ordinaire , d’aller explorer sa part d’ombre . Ce n’est pas lui qui la force là paradoxalement . Il se fait douce violence que de prendre un vocabulaire un peu inhabituel . Une claque sèche sur son joli postérieur et hop il sort sa verge gonflée , la tient vigoureusement à la base et lui secoue entre ses reins .  » Chose promise, chose due ! Allez ma mie, ma tendre, ma chérie c’est dans ta bouche que je veux venir. Je t’ai senti au bord de l’orgasme quand je t’ai prise  via Sodome , mes doigts caressant ma queue au travers de cette mince paroi . Tu as souhaité que je te culbute, te saute . Je suis sot. Licite action que tu me fellationnes . Taille moi une pipe dont tu as le secret ! Gobe mes couilles, martyrise les , avale ma pine , écrase la entre tes lèvres serrées, tête la , fais couler mon sperme en jets brûlants dans ta gorge  comme si tu me trayais . Que c’est bon quand c’est toi qui me pistonne , me fais plonger dans ta gaine élastique , me fais buter contre tes joues , ton palais . Et quand tu rejettes ta tête en arrière et me fais coulisser jusqu’au fond de ta gorge , impossible de retenir les premières gouttes, les premiers spasmes qui font jaillir  ce liquide que tu adores déglutir ou garder sur tes papilles . Oh non , ce soir je veux me finir hors de tes orifices, ma diabolique, ma sorcière lubrique , ma vénérée salope . Je veux t’inonder de mon foutre , te l’étaler , orner ton corps de cet élixir , m’en tartiner les doigts et te les faire lécher encore et encore . Puis , comme pour un rituel te bouffer la chatte , puis la bouche . Oh sublime breuvage alors que de noyer nos bouches avides dans un baiser dégoulinant de nos fluides intimes,   semence, mouille parfumée et salives mêlés.

Excitation intense que cette sauvagerie feinte puisque prévue et consentie n’ayant pas respecté cependant toutes les règles préétablies à l’avance.  » Je n’arrive pas , mon cœur, ma chérie à te prendre , te pénétrer comme un coït normatif phallocrate, impossible une fois qu’on a gouté à la circlusion de ne pas me laisser enrober , aspirer par tes chairs. Ma chérie , ce soir, c’est encore toi qui m’a baisé . Ton sexe humide et béant me réclamait aussi , combien il a été difficile d’y résister à ne pas aller m’y loger .  « 

 La soulevant dans ses bras , il la dépose avec délicatesse sur le large sofa pres de lui , se glisse en cuillère contre son dos , rabat une couverture polaire sur leurs deux corps étroitement imbriqués. Lui baisant sa nuque , un bras passé au-dessus de l’épaule , il effleure ses seins  . Il lui murmure :  » mission remplie , ma Douce , mon trésor , mon amour , par ton silence exceptés tes soupirs, tes petits gémissements accompagnant mes râles, tu retrouves l’usage de la parole au petit matin ou dans tes rêves . Et que morphée me damne , tu as encore été fabuleuse , ce soir .Oh putain quel pieds j’ai pris , mon ensorceleuse , ma démone j’en veux encore , envie, j’ai encore envie de toi …………… »

La mie, la Douce ne dit mot, balançant doucement ses hanches , par des caresses lentes hypnotiques sur la cuisse de son sauvage du soir l’embarque vers la petite mort sans mot dire.

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