A La manière de … Giacomo Casanova

Les sextos ont détrôné les lettres d’amour, les billets doux . Retrouver ce plaisir des mots caressés sur le papier , Lo(u)ve a envie de jouer épistolairement avec la machine à remonter le temps . Nouvelle rubrique ludique à suivre régulièrement . Pour débuter, elle  a retrouvé un de ces billets écrits à la manière de Giacomo Casanova .

Tres chère

Permettez-moi par ce billet de rendre grâce à votre beauté et à vos charmes. Vous m’avez depuis quelques temps Initié aux plus doux des mystères, ceux des délicieux tourments d’embraser de vos feux tous mes sens , d’espérer revivre encore et encore les élans, les transports , d’embarquer vers l’île de vos plaisirs et de vos pâmoisons,  comme la dernière fois où nous mourûmes épuisés par la fougue de nos ébats ,après nous être noyés dans vos torrents miel, issus de la plus belle des fontaines où j’ai pu étancher ma soif.

Je sens  mon inclination pour vous , belle marquise. Vos  dentelles et vos  rubans seraient des caresses exquises et d’en faire voler corset et trousser vos jupons je me sens tout raidi dans ma culotte de velours.

Hardiesse et marque d’estime que de vous offrir  en hommage ma virile ferveur de manière gracieuse ou plus indécente, provocante, excitante. Je vous imagine troublée et rosissant de plaisir quand vous verrez dresser mon vit    .OH , que votre robe somptueuse met en valeur le plus beau des bijoux, votre gorge  profonde  dont les monts laiteux mettent en relief deux beaux rubis que je vois poindre à travers le corsage.  Un corps sage ? oh non qu’il se déchaine sous la passion de nos baisers, de nos enlacements et d’un corps à corps en duel amoureux, en joutes charnelles, en luxure et en toute impudeur. A vous tirer, j’en rêve,  vous êtes cible émouvante et j’en suis fébrile rien qu’à penser vous « prendre »  en ligne de mire » .

Vos mains avides peuvent toucher tout ce que vos lèvres peuvent baiser ; sous le jabot, le gilet et en haut de mes chausses, laissez les  fureter, explorer, tâtonner, palper et malaxer. 

Obtenir vos faveurs , répondant à l’ardeur , vous dévorer de baisers et laisser s’exprimer nos égarements. Envie de me perdre et de me damner dans votre intimité brûlante . Vous sentir palpiter de désirs , entendre vos soupirs jouer une toccata , déclencher par de doux frottements à l’entrée de vos bouches celle du haut, celle du bas une sarabande de petits cris de joie . OH marquise , Je vous voie me chevauchant , caracolant sur mon mat érigé pour vous . Vos fesses claquant sur mes hanches tandis que je m’agrippe à ces paniers. Pourquoi diable faut -il ,que vous soyez harnachée de la sorte . Tandis que vous continuez mais plus lascive à vous empaler lentement sur moi , je finis de délacer ce corset , vous extirpe , vous exhibe enfin nue, offerte, dégoulinante de votre essence , hum votre cyprine qui se répand sur moi .

Je n’en puis plus de me retenir et d’attendre de vous  voir vous pâmer dans ce gémissement, votre musique sacrée et de votre extase revenue  que vous me preniez entre vos lèvres , me laper, me lécher , me sucer, m’aspirer OH belle marquise , hâte si hâte de vous retrouver ce soir à notre endroit habituel et que vous me jouiez la flute enchantée .

OH ma voluptueuse, mon incendiaire, mon amante adorée, mon indécente courtisane, ma gourgandine si délurée . Quand votre servante (que je prendrai plaisir à culbuter dans les fourrés si elle ne prenait pas garde)vous aura porter ce billet , je vous veux prête à m’  accueillir en vous , ouverte, humide , plus coquine et coquette que jamais , plus avide, plus gourmande . Vous êtes mon péché, ma luxure, ma convoitise. Je vous baise , apres avoir ôté vos souliers de soie , vos délicats petits pieds,  remontant sous vos jupes et jupons et dépose mes lèvres par avance là où la peau est si fine , sur votre perle, votre trésor vibrant.

Signé : votre dévoué, votre sincère , votre galant

Laisser un commentaire