Enivrance

Envie d’enrouler mes jambes tentaculaires autour de ton cou , d’écarter de ma langue tes lèvres purpurines et de fureter pour en boire toute l’eau. Envie que tu te faufiles dans la grotte à la source claire , entendre entre les clapotis tes petits bruits de succion . Ta bouche chevauche le bouton violacé érigé sur sa tige hors de son capuchon. Elle le happe, elle le lape et l’empale le lustrant.

Le calice épanoui ouvre ses pétales sous les caresses suaves et le feu de tes doigts . La pulpe appuie, triture ou pince. Elle cajole, elle affole, elle excite, elle enivre. Le fruit gorgé de désir lubrique coule en une pluie d’étoiles, Etincelles  qui deviennent rivière électrique , torrent au flot incontrôlable . La cascade de spasmes jaillit  des tourbillons de lave incandescente en un cri. L’animale gémit , elle se contorsionne, femelle affolée par le rythme endiablé de la vague impétueuse du plaisir galopant.

 Elle t’agrippe et te griffe, te mordilles et t’enserre de ses cuisses de  soie. Et l’odeur de sa chair trempée , des perles de sueur ruisselées, du miel , de lait d’amande , de cannelle, d’iode et menthe poivrée emplit la chambre. Dans un dernier sursaut , tu t’échappes de mon fourreau étroit où par saccades je te faisais glisser . T’extirpant de cette profondeur , en cadeau magnifique   , offrande de ton plaisir , hommage à la beauté bouillonnante de ta sensuelle amante éclabousses le corps  de tes jets , fluide intime , l’étalant  sur la peau frissonnante et brulante des sens enfiévrés .

Elle t’attrape au poignet et dirige ton pouce vers sa bouche avide d’enfin se déguster recueillant les précieux liquides  et c’est dans un baiser généreux où les lèvres se scellent, que les langues se fouillent et se baisent mêlant les nos souffles embrasés.

Nos corps épuisés s’unissent dans un dernier élan  s’emboîtant, s’enlaçant , déposant sur les draps les traces et l’écume d’un orgiaque orgasme nous laissant alors anéantis dans la petite mort.

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