Premier cours de libertinage

Mon Seigneur, mon Maitre

 Merci de m’autoriser à livrer à mon amie Louve ce témoignage . Vous souvenez-vous de ce test que vous m’avez imposé , mission confiée, qu’avec vous j’ai relevée  et accomplie? Vous aviez projeté de me laisser vous accompagner à l’une de vos chères soirées  chez des Maitres et Maitresses dont vous êtes redevable. Nous n’avions, pour l’instant , vécu que nos jeux, nos rites, vos désirs, loin de tout public averti. Combien je suis fière de l’éducation que vous me faites et c’est honneur que de vous servir dignement et d’y prendre autant de plaisirs que vous m’en accordez.

C’était par une belle soirée de fin d’été. L’air était encore saturé des chants des cigales, des fragrances d’herbes sèches et aromatiques. Vous m’avez fait venir en votre maison, m’accueillant d’un sourire radieux.  » Ce soir, nous sortons Allez découvrir votre parure, vos bijoux, votre parfum pour vous en vêtir et briller à mon bras! » m’avez-vous murmuré à l’oreille tout en me couvrant de la douce langueur de vos légers baisers. Comme à mon habitude, je découvrais sur le lit les surprises que vous aviez préparé. Bas de soie à couture, porte jarretelles en fine dentelle et le string assorti , ornés tous  deux de délicates perles , une robe noire discrètement échancrée devant et qui recouvrait un dos-nu de tresses de tissus savamment noués. Un ruban de satin noir où brillait la même petite perle en rappel, un fin bracelet  complétaient la garde-robe. Sobre et sophistiquée à la fois , la tenue était parfaite et choisie avec gouts. Les  escarpins, une pochette , un flacon de parfum, quelques crayons pour souligner le regard ,il n’en fallait pas plus . Vous aimez le naturel, la fraicheur . J’entends frapper à la porte  « es-tu prête? Puis-je entrer?  » Armé d’un verre , un cocktail dont vous seul avez le secret renvoie sur le mur un arc-en  ciel de lumière.  » Ce soir ma tendre et magnifique soumise , nous allons dîner et nous divertir , je nous emmène dans un endroit prisé de mes ami.e.s. »

Nous voici arrivés devant l’entrée d’une imposante bâtisse à l’enseigne attractive « Intimes confessions ». Passés le seuil de la porte, nous sommes accueillis par une jeune femme dynamique au sourire ravageur. Elle nous conduit devant un guichet , nous tend une corbeille en nous conviant à y déposer les objets encombrants ainsi que les téléphones et nous remet en échange un ticket ainsi qu’une mystérieuse clé dorée. Mon Maitre, je vous vois faire un clin d’œil à cette hôtesse. Vous lui glissez quelques mots à l’oreille tandis qu’elle pose délicatement une main sur mon épaule la frictionnant comme pour me rassurer, comme on flatterait l’encolure d’un jeune animal semblant effarouché. Vous l’embrassez dans le cou et me saisissant une main m’entrainez fermement vers un couloir aux lumières vives et colorées. De jolis panneaux de bois sculptés ornent les portes . Vous prenez grand plaisir à voir mon visage s’illuminer d’un sourire et du pétillement dans mes yeux en découvrant des positions du Kâmasûtra, des corps enlacés têtes- bêches. J’y déchiffre « Pièce à trésors et Spa » ,  » A la croisées des envies », « cave à vingt », « Les empires des sens ».

Un couple , arrivé peu apres nous » nous salue d’un bonsoir accompagné  de l’éclat de rire cristallin de la femme. Vous ouvrez la porte  de la croisée des envies , faites passer le charmant couple et me conviez à entrer.  Grande pièce scindée en 2 : un coin lounge , banquettes et sièges moelleux , petites alcôves décorées avec élégance; de l’autre côté  une salle de restaurant , un grand buffet couvert de victuailles plus savoureuses les unes que les autres ; au fond une piste de danse où une poignée de personnes s’enlacent, se frôlent  , chaloupent sur le rythme sud-américain de la musique distillée. Seul.e , à 2, à 3,à 4 attablés ou sirotant un verre coté bar rien ne diffère d’un établissement de restauration traditionnelle si ce n’est les tenues un peu plus sophistiquées, des audaces vestimentaires comme  des chemisiers transparents laissant apparaitre de magnifiques poitrines, des jupes retroussées dévoilant les carrés de chair du haut des jambes gainées de bas, des pantalons de cuir moulant des virilités anatomiques , le bruit feutré des discussions , des mains frolantes et caressantes , des regards d’envie et de désir. Mon Seigneur, mon roi, mon Maitre , c’est dans un club libertin que vous souhaitez m’initier à partager une sensualité exacerbée, une intimité. Nous retrouvons le duo arrivé en même temps que nous autour d’une table basse où un seau à champagne trône  entouré de toasts, de petits fours, de batônnets de légumes finement taillés, de raviers de sauce aux couleurs variées. Les flutes remplies, la conversation est lancée. Tres rassurante, Kali , c’est son prénom, me débarrasse de toutes mes appréhensions . Elle m’explique les rudiments d’un bon libertinage . Ici , les femmes sont les reines. Quelque soit ce qui peut être proposé, ce sont elles qui décident . Il lui arrive de venir ici avec l’un de ses amis « ils sont nombreux » me précise t’elle en riant et ne passer la soirée qu’à lier connaissances avec de nouvelles personnes et papoter , autour d’un verre, sur de nombreux sujets. Certes, la sexualité, les pratiques, les gouts particuliers , les relations humaines reviennent au centre des discussions plus que le dernier résultat de foot ou la scolarité des enfants.

Vous avez ce sourire narquois que je connais bien . Vous vous régalez à voir ce début de lien qui se tisse, l’homme me dévorant des yeux tandis que sa compagne continue à me conter mille et une anecdotes sur l’art de lutiner, sur ses amours plurielles, sur ses relations d’amitié sexuelle et la joie de donner à ses partenaires de l’insolite, de la fantaisie, de la légèreté ou intensité en provocant, dans des lieux comme celui-ci,  une force supplémentaire aux excitations , aux envies, au désir charnel en toute liberté et respect. La voilà à me dévoiler ce que chaque porte du long couloir cache. Le Spa , son vestiaire où de merveilleux coffres en bois odorant offrent sarongs d’étoffe douce, peignoirs et serviettes de bain, pantoufles en éponge . Sauna, Hammam, jacuzzi , piscine, box avec tables de massage, huiles parfumées, thés ou jus de fruit à volonté.  » A toi de voir si tu préfères t’isoler avec celui ou celle dans un îlot privatif ou venir rejoindre les zones mixtes ouvertes à tous. La nudité n’est pas une obligation, tu sais ! ».

Le tutoiement est arrivé naturellement en même temps que sa main sur un de mes genoux. Quant aux empires, c’est une succession de petites salles décorées et meublées ainsi que les accessoires pour créer une ambiance, une base de scenario, un jeu sexuel  comme autant de parenthèse hors de la routine, du quotidien. Un micro salle de cinéma, un studio avec projecteurs, siège de metteur en scène, clap, camera et vous devenez la vedette d’un soir (érotique ou pornographique, pas de limite), une chambre orientale pour retrouver dans la peau d’une geisha ou de la favorite de votre empereur mandarin , une mini jungle pour feuler avec votre fauve etc. « La cave des vingt », à son tour dévoile son mystère. Apres y avoir accédé par un escalier étroit en colimaçon , on pénètre dans une grande cave voutée où les nombreuses arcades accueillent coussins, matelas aux dimensions astronomiques , une grande tenture percée de trous à hauteurs diverses , le fameux  » holy holes ». Un peu plus loin , des cellules à l’allure plus austères et tout un attirail  croix, suspensions, billot , fouets, martinets, planchettes, sex toys variés et bibelots pour les adeptes BDSM ou une découverte moins hard et plus ludique.

Kali nous propose alors de nous servir de guide, sa main ayant glissé subrepticement en haut de ma cuisse , caressant négligemment l’accroche de mon porte-jarretelle. Elle se penche vers moi , me susurre à l’oreille  » Petite agnelle, à moins que tu ne le souhaites, nous ne te croquerons pas ce soir. Mais il nous serait tres agréable que vous veniez tous deux profiter de nos ébats. Nous aimons nous exhiber. Tout le monde peut venir nous regarder, nous caresser de leurs yeux, de leurs lèvres, de la pulpe des doigts ou juste jeter un œil furtif derrière un rideau ou par le ouvertures prévues à cet effet. . Tu as dû noter  que Gregor ( son compagnon du soir) n’est pas insensible à tes charmes, à cette fausse innocence de petite vierge , dans le domaine. Nous vous convions à nous rejoindre . Vous savoir nos voyeurs nous excite et laissez-vous aller dans vos envies , si le désir vous chante, vous saisit, vous nourrit. Dis oui, chérie ! Ton homme n’attend que ça « . Mon homme! L’expression a dû vous faire sourire mais n’avez rien montré. Mon Maitre, mon roi , il est d’usage de vous tutoyer  en présence d’étrangers à notre statut particulier et j’avoue que de m’adresser à vous ,ici, en public, de façon plus familière m’enchante. Vous sentez dans chaque tu, chaque toi ma voix qui vacille un peu . C’est comme si vous me pinciez les fesses ou me mettiez la main au C…. Comme c’est étrange et saugrenu, en rapport avec votre savoir- être et vos bonnes manières, que je ne puisse même pas l’écrire ou le prononcer. Je vous regarde avec insistance essayant de lire sur votre visage des signes non-verbaux me faisant comprendre ou deviner quelle mission vous me destinez pour poursuivre la soirée. Que nous prévoyez-vous? Qu’attendez- vous de votre soumise? Découvrir jusqu’où je peux aller dans ces transgressions délicieuses et sulfureuse que nous offre ce couple? Je ne vois que vos yeux plissés dans ce sourire traduisant votre bienveillance et je comprends que vous me laissez carte blanche pour anticiper vos désirs, percevoir vos envies et vous montrer mes limites. Notre code de sécurité en mémoire , j’écarte lentement mes cuisses en signe de consentement.

 En synchronie avec nos nouveaux amis, vous vous levez et me tendez une main pour m’aider à me lever . Votre bras enserre ma taille , votre hanche collée contre la mienne. Nous emboitons le pas de Kali et Gregor tout émoustillés par l’idée de s’ébattre sous nos yeux.

Passage par le vestiaire chargé de chaleur, d’humidité aux senteurs d’eucalyptus, de miel, de musc . Chacun se dévêt avec des gestes lents . Décrocher lascivement les attaches des porte-jarretelles , faire rouler se vas, dévoilant chaque centimètre de peau  comme un appel à se laisser caresser du regard. Je noue maladroitement le sarong autour de ma taille et rattrape le trio juste munis de serviette. Dans le Hammam, Gregor nous confie combien il aime offrir sa compagne aux mains , aux bouches expertes et gourmandes des personnes qu’ils  apprécient, quand un  » feeling » est passé, instaurant un terrain de confiance et de respect . Vous m’expliquez alors, mon Maitre les subtilités entre ce caudalisme , l’échangisme et le mélangisme , qui , pour ce dernier offre d’autant plus de combinaisons possibles entre les participants. Kali semble hypnotisée, buvant vos mots, respirant votre souffle . Vous sentez cette électricité, ces étincelles la parcourant quand le désir coule dans les veines, quand la poitrine se gonfle. Votre voix devient plus profonde , enveloppante, fascinante . Kali n’en peut plus, s’impatient et sort du jacuzzi où deux hommes tout en échangeant un long baiser profond , faisaient danser leurs langues tout en se caressant mutuellement leurs sexes érigés.  Dans l’autre coin , une jolie rousse entourait la taille de ses longues jambes et frottait son pubis, sa chatte aux duvets soyeux .L’heureux élu aux tempes grisonnantes , par les mouvements de bassin qu’il imprimait la faisait sautiller joyeusement sur lui .Leurs respirations haletantes faisaient comprendre ce qui se passait sous l’eau . « Allons découvrir quelle ambiance reste disponible , dit Kali ». Nous pénétrons dans une pièce dont les murs sont entièrement couverts de miroir , le sol et le plafond également . Vision fantasmagorique que le mobilier multicolore , lit géant, canapé, pouf, , pole danse démultipliés à l’infini en mise en abime. Tandis que Kali et Gregor s’installent sur le lit, vous me guidez vers le canapé. Gregor dirige les changements de posture de Kali , lui demandant de se placer à 4 pattes, dos bien cambré, cuisses écartées. Il offre à notre vue la vulve grande ouverte , l’excitation de Kali et la brillance de sa cyprine tapissant ses petites lèvres et dégoulinant déjà lentement hors de son sexe. Sous mes yeux estomaqués point de préliminaires,  de la paume de la main , il recueille le précieux fluide , lui en tartine les fesses alternant une claque vigoureuse sur ses parties charnues et un doigt pénétrant la fente tandis que la paume caresse et écrase le clitoris . Je me serre contre vous et frissonne lorsque je vois Gregor  récolter la mouille de Kali , il  s’en enduit son sexe dressé , s raide , si gonflé, présente son gland entre les fesses de Kali .Il le frotte , triture son anus , le fait glisser lentement pour ne point forcer les tissus . Kali souffle bruyamment et le supplie de passer à l’acte et de la défoncer .  » Agite ton marteau-piqueur! Dévisse moi la rondelle ! ». Les mots crus fusent . Elle balance , le provoque par des mouvements lascifs de la croupe . Gregor nous jette alors une œillade et dans un halètement , un râle , une poussée violente , il la pénètre sauvagement , enfonçant jusqu’à la garde son énorme engin .

Je trésaille et détourne les yeux. Votre regard devient noir comme si vous me sermonniez. Vos lèvres se posent sur les miennes comme pour étouffer une plainte  Votre bouche devient vorace , vous me mordillez les lèvres, me les lécher . Vos mains ne sont pas en reste pour chasser la crainte de mon corps et relancer le désir. Vos doigts agiles pianotent,  galopent de la pointe de mes  seins que vous titillez, pincez, caressez , glissant le long de mon ventre, s’attardant autour de ma vulve avant d’en écarter les lèvres pour en dégager mon clitophallus auquel vous faite subir le même sort que ses petits frères tétons. J’en oublie presque le couple à côté. Kali encourage de ses cris Gregor à décharger en elle , à lui faire brûler les entrailles et je l’entends gémir de plaisir .

Votre lenteur , votre précision, votre attention à m’amener ainsi à ma première jouissance opposée au déchaînement des hôtes du lit semble si surréaliste. Je détourne les yeux du spectacle de la bête à deux dos qu’offre chaque surface plane de la chambre et me concentre sur les sensations qui m’envahissent . Mes soupirs laissent place à une voix rauque .Mon souffle s’accélère , le cœur accélère , la vague monte. La boule de feu enserre mon sexe , mon bas ventre coure le long de la colonne vertébrale  et Bang , le spasme, le tsunami . Je jouis . Le couple reprenant son souffle après la longue décharge de jets de spermes sur le dos de Madame m’encourage d’une voix plus douce . Votre bouche, votre langue ont remplacé vos doigts . Vous me gobez, me lapez, me tétez , aspirant avec gourmandise le bouton du bonheur . Portée par vos caresses expertes et les voyeurs psalmodiant en chœur  « encore, encore, encore , venez petite salope, donnez-vous, donnez-nous et venez , encore, encore ». Mon corps vibre et vrille, mon cœur chavire et dans un long gémissement ,l’orgasme de nouveau arrive. Doucement vous m’enlacez , me déposez de lents baisers. Votre bouche a la saveur de mon liquide intime . Vous tracez une virgule sur chacune de mes paupières, me lissez les sourcils . Le silence s’installe dans la pièce .j’oublie tout , vous me bercez tandis que je me laisse embarquer dans la petite mort. Kali et Gregor ont discrètement quitté la salle aux miroirs pour aller rejoindre d’autres habitués dans la cave à vingt. Vous me murmurez à l’oreille  » Ma douce petite soumise , mission réussie . Je n’en demandai pas plus pour ce voir . Tu es enfin prête , ma coquine exhibitionniste . La semaine prochaine, sache le , tu entreras dans la cour des grands . Je suis fier et je t’aime , ma servante , ma désirée. Nous irons donc à la fête au manoir qu’un grand Maitre organise. « 

Mon seigneur, mon Maitre, j’espère avoir été aussi fidèle que possible et vous remercie encore d’en faire don à mon amie Louve.

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