A mon aimé, mon manque

Mon aimé, mon amant ,l’objet de mes pensées, mon invisible, mon impalpable

Obsédante  incertitude, chaos serein de mes jours, magnifique cauchemar de mes nuits

O toi ma liberté aliénante, mon onirique pragmatique, mon charnel feu follet, mon étincelle.

Pluie de mes yeux, sueur de mon cœur , tu es la sève, tu es la source,

 La palmeraie de mon Artic, mon glacier volcanique, tu es la lave de ma sensualité ,

Quand tu caresses mes neurones, le murmure tonitruant dans la clarté d’une nuit sans lune,

L’aveuglant éblouissement quand tu me baignes de tes rires, mon oxygène cristallin.

Tu es ma désespérance joyeuse, ma guérison miraculeuse .

Toi, mon sismographe de l’âme quand tu ébranles nos corps des tremblements du cœur.

Affoleur de désirs, animal et mystère ,  tu passes la langue sur la moustache ,

 Lèches  monts et  vallées de la contrée luxure  riante nous faisant dévaler les collines  sourires

Aux douces pentes, à la vitesse de nos éclats de rire.

Toi, la stase de mes sentiments, des non-dits si bruyants, , ma dyslexie corporelle,

Mon aphasie logorrhéique , mon ironique ,  ma suavité doucereuse,

 Mon doux persécuteur d’envie, o toi  qui me manques.

 Dans un chavirement de nos sens tu nous entraines,

Explorateur de nos univers intimes vers les confins, l’apesanteur de nos instants ,

 Dans nos lubricités pudiques, nos émotions de miel , de musc et de piment,

Dans nos ébats matures de nos jeux innocents, nos érotiques fluides de jouvence,

 Dans les  prières impies de nos corps enchevêtrés ,  de nos désirs exacerbés,

Dans l’indécence de l’amour, la renaissance des petites morts, vers des vérités velléitaires,

Des réalités délétères jusqu’à nous faire toucher l’éphémère infini. 

O mon amant, mon aimé, ma lumière assourdissante, mon silence aveuglant, mon trésor enfoui,

Mon câlin et tendre empressé, mon insatiable gourmand, mon froisseur d’inconstance,

Mon dévaliseur d’émotions et de sens , potier de mes seins assoupis.

 J’en mordille mes lèvres quand tu fais jaillir la magie des plaisirs, perspective de jouissance.

O , briseur de nos chaines, panseur des survivances, vampire de matière grise

Quand sur la plage blanche tu nous fais naufragés, nos corps chavirés

Alors s’entremêlent et gravent sur le sable , comme pour un S.O.S

Dans des  cœurs ,  entrelacés  des milliers de « Je t’aime » .

Laisser un commentaire