Te Rappelles-tu?

T’écrire cette lettre comme on relate un récit est comme un petit caillou jeté dans une mare. Fera t-il des ricochets ou coulera t-il au fond pour s’enliser dans la vase des souvenirs? Te rappelles -tu de nos ardents instants, de ces quelques parenthèses arrachées au Maître du Temps? 

Un  lit aussi vaste qu’un navire dans l’océan d’une chambre d’hôtel, quelque part entre le Ici et Maintenant.

Passons sur les préliminaires car ce jour là comme souvent, rien de sentimental dans nos ébats.

L’image qui me revient est que tu forces ma chatte , tu la dresses et la corriges  comme pour une expiation.Tu l’envahis régulièrement entre passion et rage. Tu aimes à t’y rouler, t’y frotter sans vergogne et comme le fait le furet tu passes par ici et repasses par là. Tu me retournes, me guides fermement pour avoir l’angle d’attaque, pour positionner ta chienne et la voir lubrique et indécente. . Tu aimes mettre en perspective ma croupe, ma fente offerte, le dos bien cambré, les jambes bien écartées pour que mon cul montre sa convoitise et son désir d’être domestiqué. Tu t’enfonces lentement, glisses et ressors pour mieux appréhender les zones, les recoins obscurs où se froissent les muqueuses dégoulinantes de cyprine. Oh , comme tu sais si bien m’exciter et faire jaillir la source lubrique, lubrifiante, envoûtante. Tu t’en régales, tu t’en amuses. Tu la goûtes, tu la dégustes , tu t’en abreuves dans une bouche à sexe , un tête à tête, un langue à gland . Gland clito, ce petit phallus qui est mien et que tu convoites dans ses sensations, ses palpitations . Oh combien j’aime que tu le malmenés de douceur et de pression, de succion et d’aspiration .Impossible de rester de marbre, quand tu eclos ce petit bouton . Mes doigts tracent le chemin que vont suivre mes lèvres . Tu éveilles la goulue, la gourmande , l’assoiffée. Te rappelles-tu, toi assis sur le fauteuil , bien campé contre le dossier et moi en prière impie à genoux devant toi , te glissant entre mes lèvres , te baisant au fond de ma gorge , jouant de tes boules, de ta tige et de ton chapeau merveilleux . Te pomper avec application, délectation voluptueusement , lentement ou secouant ta queue contre mes lèvres, contre ma joue , contre mes seins et te re glisser sur ma langue pour te gober , suçoter et déglutir , allongé  que pour toi seul te chevauchant , en partage de synchronicité en 69, dans le spa accroupie à tes pieds , toi debout et moi assise au bord du lit . Te rappelles tu la grande table, le plan de travail , la table de massage où j’aurai rêvé t’enfourcher , te chevaucher langoureusement , nous frotter , nous baiser encore et encore … Mes pensées se bousculent et s’emmêlent comme l’ont fait nos corps . Plus sauvage, plus forcé, plus audacieux que la réalité , car il y avait de la douceur, des caresses à foison , il y avait des discours sensuels au delà du sexe . Que de la baise avions nous dit , nous nous sommes mentis ou occultés , tricheurs volontaires comme dans une part de déni . A travers nos corps exprimant l’envie et le désir , c’est une liberté jubilatoire d’exprimer l’amour des sens et la caresse des âmes mais rien de plus . Célébrer le ici et maintenant sans avoir d’engagement , de contraintes, de devoirs ou d’obligations . C’est ça être ton amie intime , une amante dans le plaisir de la découverte , dans le respect , dans le fantasme de pouvoir donner et recevoir encore plus . Espérer de prochaines parenthèses, faille temporo spatiale où au delà du temps et des lieux nous pourrions aller vers des jeux encore plus érotiques, plus torrides, moins vertueux , plus libres .Mais celà est une autre histoire ; nourrissons nous d’un imaginaire du peut-être et ne nous en privons pas. Aujourd’hui nous avons tous les droits puisque nous ne nous aimons pas

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