Chaud froid , glaçon bougie, un repas aux chandelles

Arrivée chez le Maître, on me convie à rejoindre vite la chambre du rituel . Curieuse et excitée de trouver ce qu’il aura préparé, j’ouvre la porte et me rue vers le lit .Là disposés de part et d’autre une tenue m’attend avec quelques accessoires . Bas en voile rebrodé , guêpière porte-jarretelles dont le bustier remonte les seins laissant la moitié de leurs globes offerts aux regards . A la place du collier de chien en  cuir , une chaîne en or se parant d’une longue plume d’oiseau effilée descendant jusqu’à la naissance des seins . Pour compléter, une jupe fendue de cuir noir aux liserés rouges et un petit boléro assorti, quelques bagues ( car mon seigneur aime voir mes doigts parés d’anneaux et de pierres griffant comme des lames de rasoir) .Une paire d’escarpins, une petite boite de maquillage, des pinceaux et 2,3 sex toys , tout est là . Méticuleusement , je me prépare et vérifie dans les nombreux miroirs  sur les murs, au plafond que la soumise est apprêtée selon les désirs du maître.

Me déshabillant du regard , le maître me caresse . Ses paumes chaudes et fermes couvrent mes épaules et glissent sur chaque particule de ma peau découverte . Il s’attarde sur la zone de chair offerte entre le haut des bas et le bord de la guêpière, jouant avec les crochets, longeant les rubans , y passe une pulpe de doigt et remonte jusque sur mon entrejambe . La main se dégage et me couvre le mont de Venus . Elle s’y arrête . Je peux sentir sous de légers tremblements son excitation apparaître. Il imagine, il anticipe chacun de ses gestes à venir . Un silence où seules nos respirations se font sentir . Il plonge alors son regard dans le mien et me demande de m’allonger sur le ventre apres avoir ôté la jupe le plus lentement possible . J’obéis et prends place . Injonction de retirer prestement le boléro et de garder les bras en croix . il m’attrape un à un les poignets et me les lie à la tête du lit . Même manœuvre avec les pieds après m’avoir écarté d’une lente dextérité les jambes. Je le vois s’éloigner et saisir une boite qu’il ouvre prestement . Se dégage immédiatement dans l’air un doux parfum voluptueux et envoûtant .On y reconnait des notes de citron , bergamote s’enroulant de jasmin , rose et iris poudré déployant de gourmandes fragrances de fève tonka, d’opopanax et de vanille. Suave et sensuelle tout comme une femme orientale que le désir exacerbe . Tentation charnelle d’un ailleurs avec ce que le mystérieux coffret recèle. Mon Maître en extirpe avec délicatesse un flacon ciselé  où les lumières de la pièce se reflètent et renvoient sur les murs milles étoiles  scintillantes, un récipient métallique d’où dépasse une mèche (serait-ce une bougie?) , une série de galets lisses et plats qu’il dépose empilés les uns sur les autres comme les cairns le long d’un chemin spirituel . D’un geste ample et magistral , tel un illusionniste  de je ne sais où il l’a sorti,  il fouette l’air d’une plume géante ( autruche??)

Le temps qu’elle chauffe , il m’inflige le supplice des caresses de tout le  corps avec la plume .Etant chatouilleuse , il me demande de  résister et de ne pas gigoter sinon les liens vont se resserrer et risquer de faire garrot , me met un œuf  à la coquille tres fine dans chaque paume de main , si j’en casse un  j’en connais la punition : fessée ou martinet . Il me faut trouver une ruse , respirer lentement, garder l’air dans mes poumons et sentir tout le trajet . Je sens un fou rire venir, impossible de ne pas glousser  quand la longue plume glisse sur mon sexe . A chacune de mes réactions sonores, la punition tombe et la caresse de la plume se transforme en une petite claque bien  sèche de sa main qui résonne sur mon con. Puis il reprend et dessine des arabesques . Mon corps se vrille à chaque trait esquissé . Qui a déterminé une cartographie de zones érogènes ? Chaque millimètre de peau qu’il effleure et ce sont des milliers de terminaisons nerveuses qui envoient au cerveau ces stimuli sensuels. Je n’ai plus de corps, je suis Envie, je suis Désir, je suis Lubricité sensuelle , je suis Appétit sexuel, je suis toute Energie.

Apollonia Saint Clair

Sauvée par la fumerolle s’échappant de la bougie , il souffle , éteint  et mouche la mèche , attend quelques minutes en faisant tourner  le précieux liquide cire d’abeille pure aromatisée dans la coupelle …  je le vois quitter la pièce et revenir avec un seau à glace rempli à ras bord , il en tire la bouteille de champagne , la débouche et commence à m’en verser entre mes lèvres entrouvertes . Le précieux liquide coule le long du menton sur ma poitrine. Il  en verse encore plus  entre mes seins et se met à lécher, à laper .. Il poursuit de sa langue avide le trajet des gouttelettes qui n’ont de cesse de rejoindre ma chatte et de s’infiltrer dans cet orifice. J’en frémis par avance, j’en frissonne et le Maître perçoit mon émoi, mon envie: ce désir qu’il s’abreuve à ma coupe ouverte et trempée de champagne et de cyprine.

Aussitôt il s’arrête dans  sa dégustation de bulles et de peau et je vois dans son regard cette petite étincelle si caractéristique lorsqu’une autre de ses fantaisies sensuelles se réveille . Comme une punition , il aime à me faire languir quand il me sait prête à recevoir ses délicieuses caresses , ses baisers, ses succions , ses petites aspirations , quand il se gave de mon abricot juteux , grignote et mâchouille la framboise et que la vague de sensations est telle pour sa soumise qu’elle ne peut que gémir et jouir s’il l’autorise. Et non , il me faudra attendre la décision du Maître, décuplant ainsi la faim puisque la soif a déjà eu une note apéritive à ce festin libertin qu’il nous octroie.

Délicatement il m’attrape par les épaules et me rehausse dans le lit, me glisse des coussins pour que je prenne la pose qu’il a  choisi .Il en place plusieurs aux creux de mes reins et je me tiens cambrée, forcée,  poitrine projetée en avant . A califourchon sur mes cuisses , son sexe caressant le mien à chacun de ses mouvements, il se contorsionne et prend au sol la coupelle de cire d’abeille au parfum si envoûtant . Tandis qu’il prend ma bouche de la sienne , fouillant ostensiblement tout l’intérieur de sa langue exploratrice, il verse à l’aveugle le liquide odorant sur l’un de mes seins .

Brûlure exquise , oh c’est divin . Sentir couler cette lave en fusion après le pétillant breuvage glacé .. Chair de poule se transformant en tsunami de frissons car de  ses mains expertes , il effleure , il étale le nectar . Ce ne sont pas que ses paumes qui glissent sur mon corps . L’huile chaude nous transporte et les fluides caresses embrase chaque particule de peau qu’il fait sienne . Mon corps lui appartient . De cette bougie, il embrase tous mes sens et réveille l’incendie .  Monsieur, alors, admire le sein arrosé de cire qui commence à refroidir et se figer en une goutte solide accroché à la pointe du téton . N’avez-vous jamais vu un aussi bel objet , quel splendide bijou intime que ce joyau fragile et éphémère qui le fait darder .Il se saisit du globe clair  et le malaxe , se tourne et se penche attrape une poignée de glaçons qu’il me glisse au niveau de l’entre- jambe , en garde un dans sa main et frotte avec délectation le téton dressé, durci , enfermé dans sa gangue de cire  narguant et polisson .De son ongle , il l’épluche consciencieusement et je ressens chaque petite griffure comme un doux supplice de  délivrance.

Jouant du glaçon et de ses ongles, il alterne les rotations gelées sur toute l’aréole et des petites coupures dont il calme le feu glacé, le froid brûlant , la piqûre vive en me baisant le sein de sa bouche . Il essuie de sa langue la fonte du glaçon et loin d’éteindre les flammes de douleur exquise , il les attise en prenant cette perle rougie entre ses dents et la tire. Puis la pincetant entre deux pulpes , il exerce une pression de plus en plus forte jusqu’à voir jaillir une première larme au bord de mes paupières .  Il lâche brutalement l’objet du délit et me reverse du champagne entre mes lèvres que je déglutis. Il me calme et m’apaise m’abreuvant de bulles et de mots tendres. Monsieur  trempe son pouce dans sa coupe de champ et le glisse à la place de la flûte à champagne. Il appuie avec fermeté sur ma mâchoire;  j’ouvre grand la bouche et là m’introduis une poignée de glaçons . Ordre est donné de ne pas les croquer et de les laisser fondre .L’eau ruisselle de nouveau le long de mon cou , je frissonne, apres le chaud le froid . Il me réchauffe en y versant un peu de cire encore liquide,  s’allonge entre mes jambes ouvertes, son torse sur le mien et commence à se frotter prenant appuis  sur ses mains comme s’il faisait  des pompes . Apres quelques va et vient d’un corps à corps simulant une pénétration , son sexe durci et tendu vers l’horizon des plaisirs , il redresse son buste vers le haut ,  s’installe assis  au niveau de mes épaules et me tend sa verge comme une friandise à déguster . Ma bouche partiellement anesthésiée par les  glaçons ne sait pas, ne sait plus  si les fourmillements de mes muqueuses sont d’être transies de froid ou de gourmandise .

J’aime sucer mon Maître et  ce nouveau chaud et froid n’est pas pour nous déplaire, au contraire . Imaginez le délice comme une omelette norvégienne, dessert gelé et flambé. Cette pensée fulgurante me traverse l’esprit et c’est le moelleux de sa crème qu’il me faut obtenir . Onctuosité de son gland lorsqu’il me l’offre si lisse, si doux et déjà humide de la première goutte de precum . A mon tour de me délecter de cette petite perle. Les mains toujours attachées de part et d’autre du lit, je n’ai que mes lèvres et ma langue  pour pouvoir faire mûrir , grossir, épanouir l’érection de Monsieur et sa queue ainsi offerte n’est que pure tentation . Va-t-il m’accompagner de ses mouvements de bassin ou me laisser le pomper , seule active ? Va-t-il comme il le fait souvent poser ses mains sur ma nuque et ma tête et y imprimer des pressions pour me guider et qu’il puisse coulisser ainsi plus profondément dans ma gorge? Va-t-il attraper une poignée de mes cheveux et la tirer comme sur les rênes d’un cheval fougueux (stéréotype patriarcal par excellence qui m’horripile mais dont je tais, humble servante volontaire, l’incidence)? Va-t-il se laisser aller et venir jusqu’au moment ultime des premiers spasmes de plaisir et de me demander où il va jouir et faire couler en jets chauds son sperme ? M’accordera-t-il son nectar des dieux, son élixir de vie à déguster ou a-t-il prévu d’autres jeux, d’autres plats épicés pour ce dîner particulier aux chandelles ? Vous le saurez prochainement si vous êtes sage ou pas !:) 

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